‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 263 sur 267 · Voici les termes de cette dédicace · texte numérisé non relu

Voici les termes de cette dédicace

Monsieur,

Vous avés toujours eu tant de bonté pour moy que je ne puis me dispenser de vous présenter ce premier ouvrage de ma Relation, comme une marque publique de ma très-humble reconnoissance, A qui d’ailleurs, Monsieur, devois-je plus naturellement l’adresser qu’à vous qui avés une connoïissance parfaite de la Louisiane, où vous avés commandé plusieurs années, et qui estiés à la teste des partis de guerre, que vous conduisiés contre les Sauvages qui avoient osé déclarer la guerre aux François, soit ceux qui sont sur les frontières de la Caroline, soit ceux des bords du Mississipi, que vous avés remonté plusieurs fois. Toutes les troupes qui y sont présentement et tous les habitans des environs de la Mobile, qui ont eu l’honneur de vous y voir et de vous y obéir, Monsieur, regrettent encore cet heureux temps, où votre bonté naturelle se familiarisoit jusqu’à les interroger avec douceur et leur demander s’ils étoient contens de demeurer dans ce pays. Ils furent sensiblement touchés du malheur qu’ils eurent de vous perdre, lorsque la Cour, ayant besoin de vous, vous écrivit de revenir en France, afin de vous donner des emplois plus dignes de votre capacité et deus à votre mérite. Aussy n’étiés-vous pas né, Monsieur, avec tant de politesse, pour rester parmi les Sauvages. Je m’estime donc heureux, dans le malheur qui m’a obligé de venir en France, puisque j'ay l'honneur de vous assurer, avec un très-profond respect, que je suis,

Monsieur, Vostre très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur.

PÉNICAUT,

le païs, par M. d’Iberville et M. le comte de Surgère, en 1699, continué jusqu'en 1721, où il est fait mention des guerres des François contre les Sauvages, et des Sauvages entre eux; du commerce des François avec les Sauvages, du cours et de l'étendue du Mississipi, des rivières qui tombent dans ce fleuve, des mines, de la religion et des mœurs des Sauvages, de leurs vivres, de leur chasse, de leurs nopces, de leurs festes, de leurs obsèques ;

« Des concessions qu'y possèdent à présent les François, avec l’histoire galante d'un capitaine françois et de la fille d’un capitaine de cavalerie espagnole du Mexique. »

J'ai connu trois copies de ce manuscrit : une, à la Bibliothèque nationale, portait autrefois le n° 653 du Supplément français, et elle est maintenant le n° 14,613 du Fonds français. La bibliothèque de Rouen possède le second exemplaire, et j'ai vu le troisième dans les mains de M. Thomas Balch, de Philadelphie, qui en a fait présent, avec sa courtoisie ordinaire, à M. Francis Parkman, de Boston.

Un avertissement au lecteur’ précède ce document, dont le texte est divisé en vingt-trois chapitres. On en a conservé les sommaires.

1. AVERTISSEMENT AU LECTEUR. — Cette reiation que je donne au public, je l'ay écrite, chaque année, pendant le temps que je demeurois à la Louisiane, en qualité de charpentier pour la construction des vaisseaux du Roy. Comme dans ces pays éloignés les ouvriers sont exposez à servir à toute main pour la défense de la patrie, joint à ce que mon métier m'obligeoit de me trouver avec les détachemens qui alloient soit en parti de guerre, soit pour les découvertes, à cause que j'y estois nécessaire pour le radoubement des chaloupes et canots qui conduisoient les troupes, outre que ma jeunesse et mon tempérament bouillant me faisoient trouver du plaisir à estre de tous ces détachemens qui se faisoient contre les Sauvages, j’ay eu par ce moyen la faculté de remarquer tout ce que j'ay décrit dans cette relation.

Le commencement de ce livre n'aura pas l'attrait ny le plaisir que donnent les romans, qui commencent ordinairement par ce qu’il y a de plus touchant et de plus élevé, mais qui, ne continuant pas de mesme, finissent presque toujours par faire languir et ennuyer le lecteur. Aussi je ne donne pas au public cet ouvrage comme une fable inventée, mais comme une relation sincère et véritable d'événemens dont j’ay esté témoin oculaire pendant vingt-deux années que j'ay demeuré à la Louisia-+; et pour marque de la certitude de tout ce que j'ay inséré, c’est que je rapporte les faits année par année.

Grand nombre de personnes qui m'ont connu dans la Louisiane, dont les noms et les actions sont exposez dans cette relation, tous gens de distinction et de qualité qui sont à présent à Paris, m'ont sollicité plusieurs fois de leur en donner la lecture, ce que je ne leur ay cependant pas accordé, mon dessein estant de la mettre au net et de la produire au public auparavant.

Le commencement de ce livre ne sera donc pas ce qui fera plus de plaisir au lecteur, parce que naturellement, quand on arrive dans un pays éloigné où l'on est obligé de faire des découvertes pour en connoistre le terrain, l'on ne peut rapporter que les distances d’un lieu à l’autre, avec les événemens et les remarques qui

ontinué s contre ‘rançois rivières mœurs ces, de

s, avec apitaine

othèque ,etelle èque de dans les présent, n.

dont le es som-

ic, je l'ay , en quadans ces léfense de ; détachejause que iduisoient faisoient contre les ’ay décrit

nnent les ant et de jours par et ouvrage e d'événe- } demeuré c’est que

les noms et de quadonner la tant de la

plaisir au ù l’on est

ut rapporirques qui

TABLE DES MATIÈRES. 6gt

Pages I. — Embarquement de l’auteur à La Rochelle. Son arr'vée à la Louisiane, Établissement de fort du Biloxi, La manière dont les Sauvages publient la paix. Première découverte du Mississipi par le lac Pontchartrain (1698-1699). . . . . 375

IT. — Seconde découverte du Mississipi, remonté depuis son embouchure à la mer jusqu'aux Taensas par M. d'Iberville. Troisième voyage de l’auteur dans le Mississipi, remonté jusqu’au saut Saint-Anthoine. Description des bœufs sauvagcs. Établissement du fort Lhuillier dans la rivière Verte TRPOU ET sert un hernie one te oi

III. — Découverte d’une mine de cuivre rouge dans la rivière Verte par M. Lesueur. De quelle manière les Sauvages vont à la chasse à l’ours. Détachement commandé par MM. de Saint-Denys et de Bienville pour aller dans la rivière Rouge. Établissement du fort de la Mobile (1701). . . . . . . 416

IV. — Arrivée de M. d’Iberville à la Louisiane. Descente de M. d'Eraque du fort Lhuillier. Sujet de la guerre contre les Alibamons. Fêtes extraordinaires des Mobiliens. Parti de guerre contre les Alibamons, commandé par M. de Bienville.

se peuvent faire chaque journée de marche, dans l’estendue de ces distances. C’est ce qui sera utile au lecteur voyageur.

Le milieu du livre sera pour le lecteur curieux, qui cherche l’utile et l'agréable dans la lecture, comme la découverte des mines, de quelle matière elles sont, les endroits où elles sont situées, le commerce des François avec les Sauvages, les mœurs des Sauvages, de chaque nation différente, leur religion, leurs temples, leurs vivres, leurs noces, leurs obsèques, leurs festes, leur danse, leur prétendue noblesse, leurs habillemens, enfin leur guerre les uns contre les autres et la manière dont ils la font et comme ils sont armez.

Elle contient aussy l’histoire galante d'un des premiers officiers françois de la Louisiane avec la fille d'un capitaine de cavalerie espagnole des frontières du Mexique, arrivée de mon temps, que j'ay apprise particulièrement de son valet de chambre, qui estoit mon ami.

La fin de cette relation sera utile pour les personnes qui sont intéressées dans le pays, à cause des concessions établies que grand nombre de personnes de qualité et de particuliers de Paris y possèdent, qui ne sçavent peut-estre pas où elles sont placées, ny ce qu'elles leur rapportent. C’est pourquoy j'en marque les endroits, je donne les noms de ces endroits, j’indique à combien de lieues elles sont placées ou esloignées de la ville nommée la Nouvelle-Orléans, et de l'embouchure du fleuve du Mississipi; je fais connoistre les rivières sur le bord desquelles elles sont placées, et la distance qu’il y a depuis l'embouchure de chaque rivière où elles sont situées ; le nom des personnes à qui elles appartiennent, de mesme que ceux de leurs voisins, c'est-à-dire, des personnes qui ont des possessions à costé de la leur.

Détachement contre les Alibamons commandé par M. de BOIS DTIANU (ET OR) en. Len 0 ee. ee + he + ns

V. — Détachement commandé par M. de Saint-Denys contre les Sauvages Chétimachas. Autre parti de guerre commandé par M. de Chateaugué contre les Alibamons. Fourberie insigne de la nation des Chactas (1703). . . . . . .

VI. — Description du village des Natchez. Des mœurs des Sauvages, de leur temple, de leur religion, des obsèques de leurs nobles et de leurs danses. Le vaisseau nommé le Pélican à la rade de l’île Dauphine (1704) . . . . . .

Page 1