‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 90 sur 267 · TES · texte numérisé non relu

TES

Her

esté à Missilimakinak, depuis qu'il est habitué, dans une plus grande solitude que nous sommes, Îl ne nous a apporté aucune lettre de la Baye; seulement il nous a dit que le P, Nouvel faisoit mission à deux lieues de l'endroit, où vos gens traitoient leur bled. Il vousdira luy-mesme les nouvelles de bouche s’il y en a. Amaïoué, qui arriva hier d'en bas avec diverses lettres, ne nous apprend point encore l'arrivée des vaisseaux qu’on attendoit.

On avoit desjà porté aux Miamis ce qu'ils avoient ici en dépost. Tout leur sera rendu fidèlement, indépendamment de vostre billet que je n’ay pas pu encore envoyer au P, Aveneau. Ce fort que vous avez déjà achevé, et les beaux bastimens que vous me dites, plairont beaucoup à nos Sauvages, mais ce qui leur plaira plus que tout le reste, c’est le bon marché des marchandises que vous leur voulez procurer, surtout si c'est pour tousjours. Je vous ay desjà mandé qu'apparemment je ne ferois aucun mouvement cet automne. Je ne suis pas mesme dans le pouvoir de le faire. Je puis bien dire la mesme chose du P. de Carheil, qui m'a prié de vous marquer qu'il est aussi, avec respect, ce que je suis et veux estre tousjours, Monsieur, vostre très humble et très obéissant

serviteur.

Signé: JoserH J. MAREsT.

Note de Lamothe Cadillac. — Cette huitième lettre est du P. Marest, elle prouve le contraire de ce qu'il a écrit à M. de Lamothe dans la deuxième du 28 Juillet 1701, où il dit qu’il est tout prest de partir dès l'automne de la mesme année, si on le souhaite, et il paroist qu'il en a esté prié par M. de Callières, aussi bien que le Père de Carheil; mais tout cecy s'est pratiqué pour endormir M, de Lamothe, qui n'en a pas esté d'humeur.

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