LUI
de Saint-
> des cuirs
. de ce que re sollicitür à l'exécublir le coma présenté squ'à ce que e commerce rétexte pour es pelleteries de la grâce
LV esté obligé
$ peine qu on r,en quelque orte de pelle-
Lieux désignes
Lsentois qu on
L'OUABACHE. 367 envoyast avec moy des inspecteurs, qui pussent rendre compte de ma conduite.
Ces deux premiers articles ne m'ont pas fait de peine, car j'ay tousjours bien cru qu'ils estoient conformes aux intentions de Monseigueur ; mais, outre cela, on m'a obligé de me désister de la permission, qui m'estoit accordée, d'envoyer les trois premières années de mon establissement trois canots chacune desdites années à Montréal, conformément à l’ordre du Roy.
Il faut, s’il vous plaist, demander à Monseigneur de Pontchartrain que je jouisse du privilège de ces trois canots, parce que, si malheureusement le vaisseau, dans lequel on chargera mes effets en France, se perdoit en venant à Mississipi, je n'aurois aucune ressource jusqu'à ce qu'il y ait des magasins establis dans cette nouvelle colonie, si on ne me permet pas d'aller et venir en Canada avec ces trois canots.
D'ailleurs, si mon entreprise réussit, comme j’ay lieu de le croire, je seray dans l'obligation d'y mener ma famille, ce que je ne pourray faire, si on ne me fait pas jouir du privilège de cestrois canots, car il esttrès seur que, sans cela, le Gouverneur ne me permettra peut-cestre jamais de sortir d’icy, si j'y reviens. Il est absurde de croire que je veuille me servir de ces trois canots pour apporter des pelleteries en Canada, puisqu'il m'est beaucoup plus facile de les envoyer par les vaisseaux du Mississip . dont j'auray aussy, avec plus de facilité, les choses qui me ser nt nécessaires, quand je les y trouveray, car pour venir en Canada il faudroit au moins taire six cents lieues de plus, qu'en allant où viennent les vaisseaux du Mississipi.
Il faut encore demander à Monseigneur de Pontchartrain
qu'en considération de la dépense que je fais, qui se monte à
plus de quarante mille livres, il me fasse la grâce ide m’accorder quatre milliers de poudre fine, par an, en la payant au prix que les traitans la donnent au Roy; mais il faut qu'il ait la bonté d'ordonner que cette poudre soit chargée dans les vaisseaux du Roy pour m'estre vendue à Mississipi, où je la payeray sur le pied que je marque cy-dessus.
Il faut presser pour me faire avoir un des emplois, desquels
j'ay l'honneur de vous parler dans ma lettre.