RENCONTRE DE QUINZE SAUVAGES CHACTAS
CONTRE CINQUANTE ALIBAMONS.
Au commencement de cette année, le fort de la Mobile et l'establissement des habitans des environs du fort furent inondés par le débordement de la rivière, de telle sorte qu'il n’y eut que les hautes élévations qui n’en furent pas endommagées.
MM. d'Artaguictte et de Bienville voyant. suivant le rapport que leur en firent les Sauvages, que nous serions sou-
vent exposez à ces sortes d’inondations, résolurent de faire changer le fort de la Mobile. [ls choisirent la place, où nous avons mis les Sauvages Chactas, sur l'anse de la baye de la Mobile, à la droite. On donna aux
Sauvages de qui nous
AREA eu auA né DEV mé a Ce
482 LUS PREMIERS postes DE LA LOUISIANE:
autre endroit pour y faire leur demeure;
en descendant à la mer,
prenions la place un
deux lieues plus bas, sur le bord de la Rivière M. Paillou, aide-major»
où l'on avoit aire faire cinte nécessaire uides de la Jus loin que € Jeur donnant
à nostre droite, aux Chiens.
alla avec no0$ officiers au fort. Il en trace
le nouve et ensuite Ja distance
dehors du fort; ux habitans le e toises
à cet endroit,
arresté de Î pour je dedans,
l'enc
descouverte des es distances, à à chacun douz Fr, — Jl marqua
pour les v marqua aussY P
haque famille,
lieu de € ain sur vil Jongueu
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capitaine de
agt-cinq de ats ; l'ha-
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pitation des u fort et reg On travaill t ce temps-là ; Saint-Malo; vint aborder à lisl à la Mobile voir MM.
oir demeuré
cet est M. Lavigne-V'oisin ; e Daushine, où il mouilla, ct d'Artaguiette €t de Bienil leur de-
mer.
Pendan
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it l'entrée du port
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e du canon:
: aborder.
pour ÿ mettr ans l'endroit,
les vaisseaux qui seroient venus PO 4 ji fit bastir parcillement une église tort belle d roient les hi __ La face de jé rt où estoient | de sorte que ceux
uvoient venir en UP mo- 1€ que plusieurs habi-
lèrent s'establir à l'isle
bout d'un mois;
où demeu abitans de lisle. glise regardoit le po oient dans les re les messes:
s de la Mobile al
es Vaisseaux ; qui est vaisseaux y P9 ment entend ce qui fut cat s des environ e. M. de Lav
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soldats ; J'ha-
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RELATION DE PINICAUT. 483
Cette année une nation sauvage, nommée les Oumas, abar donna son habitation pour venir demeurer sur le bord du Mississipy, proche la Rivière des Chetimachus.
Une autre nation sauvage, nommée les Tonicas, chez qui demeuroit M. Davion, ce prestre qui avoit pensé perdre la vie pour avoir brisé leurs idoles, alla s'establir à la place qu'avoient quittéc les Oumas.
Cette année, un party de quinze Chactas, qui estoient à la chasse des ours, fut rencontré dans les bois par un party de cinquante Alibamons, leurs ennemis. Le chef des Chactas, nommé le Dos Grilé, homme de cœur, ne fut point estonné du nombre des Alibamons, et quoy qu’il eust d’abord un coup de fusil de fort loin, dont la balle luy avoit percé la joue, il retira la balle qui luy estoit restée dans la bouche, qu'il mit dans son fusil, dont il tua celuy qui l’avoit blessé. il tit dans l'instant rassembler ses quinze hommes dans un endroit un peu élevé, d'où, chacun s'estant posté derrière un arbre, ils tuèrent plus de trente Alibamons, qui n'osèrent pas résister davantage et s'enfuirent abandonnant leurs morts et blessés. Les Chactas n curent que trois hommes de tucz et trois ou quatre de blessez fort légèrement; ils apportèrent à nostre fort, à MM. d’'Artaguictte et de Bienville, les trente chevelures des Alibamons, ct deux chevreüils qu'ils avoient tuez en venant. On leur fit des présens de marchandises ct on leur donna beaucoup de poudre et de balles pour les récompenser de leur bravoure.
Le chef de ces Chactas en avoit tué huit pour sa part, tout blessé qu'il estoit, comme je l'ay dit, d'un coup de balle dans là bouche.
Plusieurs habitans de la Mobile allèrent cette année s’es-
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