‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 56 sur 304 · LES ANGLAIS ONF EN VUI L'OCCUPATION DES LACS ONTARIO ET ER · texte numérisé non relu

LES ANGLAIS ONF EN VUI L'OCCUPATION DES LACS ONTARIO ET ER

AINST QUE DES TERRES DU LAC HURON El

Extrait d'une lettre de Denouritle au Ministre Villemarie, E2 juin 16S0.

Vous devez estre seur, Monseigneur, que les Angloi

La plus grande part à l'insolenc

wrogance des [roquois,

se servant d'eux adroitemeut pou tendre leur scisneurie,

S'estant lez ct associez avec eux comme une mesme nation,

de manière que \aglois ne prétendent pas moins avoir à eux que le lac Ontario, celui d'Erté, toutes les terres du Sauna, cell $ uCs Eur HS, S'ILS S'allient à eux ét à toutes

les terres du costé du Mississipr.

Je ne vois de remède pour finir ces prétentions que d'estre les plus forts et d'humilier l’Iroquois et prendre de bons postes sur les lacs Ontario et Erié, quand il en sera temps.

De cette guerre commencée, nous avons à appréhender l'inquiétude de nostre peuple, qui a un penchant extrème de se tourner du costé de l'Anglois, qui l'attire tout autant qu'il peut.

Je ne puis me taire encore sur l'avarice de ceux qui ont entraisné la meiileure partie de nos Canadiens dans les bois, sans nulle précaution de la part de ceux qui avoient l'autorité du Roy en main pour retenir les libertins, qui, par la licence qu'ils ont prise contre les ordonnances du Roy de porter en une année seule cent barques d'eau-de-rie à Michilimakinak, se sont plongés dans les désordres cet libertinages, qui ont esté à une telle extrémité que c'est merveille que les Sauvages ne les ayent pas tous assommés pour se garantir des violences qu'ils ont receu des François et juqu'à leur oster leurs filles et leurs femmes. Tout cela, Monseigneur, et la dernière guerre, nous ont attiré un si grand mépris chez toutes les nations que nous ne devons songer à nous relever que par nous-mesmes, et à mortifier les [roquois, sans le secours des Sauvages; après quoy, ils songeront à nous pour les détruire. Car, sans eux. je ne voy pas que nous les puissions suivre dans les bois; alors, ils songeront à s'unir à nous pour les détruire dans les nouveaux pays qu'ils peuvent songer à habiter du costé de là rivière Ohio vers les Andastes, qu'ils ont détruit en veuc d'v avoir une retraite. Les [roquois ont fait depuis peu de ce costé-là une alliance avec la nation des Loups, qui s'est obligée de donner douze cents hommes à l'froquois pour

nous faire ja cucrre.

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Je n'a de cette ani d'avoir un les Sauvas

Entreprises

tous ces oc

donneray,

La seule chose que je croy pouvoir faire à présent est de chercher à temporiser et tirer en longueur tant du mieux qu'il se pourra, cherchant à négocier jusques à l'an prochain, dans l'espérance que peut-estre les [linois que j'ay envové avertir voudront bien s'assembler et s'approcher de l’ennemy par derrière le lac Erié. Mais il auroit fallu avoir des armes à leur envoyer dès cette année, en cette saison.

Vous verrés, Monseigneur, si vous voulez bien vous en donner la peine, les mesures que je prens là dessus par la lettre que j'adresse aux sieurs de La Forest et de Tonty.

Vous verrez encore, Monseigneur, par la lettre que j'escris au sieur de La Durantaye que j'ay nommé pour commander à tous nos François aux Outaouas, la mesure que j'ay prise pour ocruper des postes dans le Saguinan, tant pour rasseurer nos Sauvages que pour inquicter les Iroquois qui pourront s'y jeter cet hyver , et pour ameuter les Sauvages que l’on pourra rassembler des lieux les plus esloignez, et marcher à leur teste, car, pour nos Outaouas, je n'y compte rien, ne devant pas leur demander autre chose que de nous venir voir faire.

Je n'ay pas creu devoir arrester nos vingt et cinq congés de cette année, pensant qu'il est de très grande conséquence d'avoir un nombre de François aux Outaouas pour contenir les Sauvages en respect cet les garantir des nouvelles entreprises de la part des Iroquois, outre que je prétends que tous ces gens-là me joindront dans un rendez vous que je leur

donneray, lorsque je marcheray.

LS

LES

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