LA LEÇON DE DESSIK
OPHIE, venez ici ; voici une feuille de papier et un crayon ; venez, asseyezvous près de moi, et dessinez quelque chose de joli ; faites un petit oiseau, un arbre, un petit garçon et un papiUon, et quand vous ]'am*ez fini, vous me le montrerez.
Comment, vous ne pouvez pas réussir ?—
FREMIMES LECTURES,
Youlez-Yous que je vous montre comment il faut s'y prendre ? — Donnez-moi le crayon, je vais dessiner une vache que vous copierez, — Yous avez déjà fini ? — Voyons. — Oh ! la pauvre béte ! quelle triste mine elle a ! — ^Yous ne lui avez fait que trois jambes et une seule corne. — Je crois que le modèle était trop difficile pour vous. — Je vais vous dessiner autre chose.
Oh ! oui ; — Maman, je vous en prie, dessinez encore le petit garçon qui court après des papillons, et puis un petit monsieur avec un grand chapeau et une dame d'une taille élégante. — Oh ! Maman, que je vous remercie. Je veux bien m' appliquer pour apprendre aussi à dessiner ; je serai si content de faire comme vous tant de jolies choses !
^•'T E soleil luit Téré s'approclie; et noiiS;,
^ Cigognes au long bec. nous revenons chez vous. Kous n avons pas, malgré notre lointain voyage, Oublié le cher nid où nous tenions ménage. Le voici! Commençons par le remettre à neuf, Pour rhabiter en paix et couver plus d'un œuf."
Chacime alors prend du bois, de la paille^ Tresse, enlace, charpente, et de tout cceur rravaille. Maman cigogne pond et couve près d'un mois; Puis on entend là-haut divers bruits, et je vois Cinq cigogneaux levant, d'ime mine aûamée, Leur bec tout grand ouvert et leur tête emplumée.
40 PREMli]BE8 LEGTUBES.
L'ÉCOLE BUISSOMIERE.
TTNE fiUette de huit ans, ^ La petite Nicole, Disait toujours: j'ai bien le temps D'arriver à l'école.
Et quand en classe, quand en classe elle arrivait,
Sa maîtresse lui répétait :
Enfant, si tu m'en crois^ si tu m'en crois, ma chère.
Ne fais pas, ne fais pas l'école buissonnière.
Mais Nicole n'écoutait pas
Cet avis salutaire; Elle s'en allait tout là-bas, Aimant à ne rien faire. Prenant toujours, toujours les chemins les plus longs. Pour attraper des papillons.
Enfant, si tu m'en crois^ si tu m'en crois, ma chère, Ne fais pas, ne fais pas l'école buissonnière.
Un jour voici que tout-à-coup.
Loin, bien loin de la classe, Nicole voit venir un loup. . .
Elle eut beau crier grâce.
PREMliJRES LEVTUBE8, 41
Le méchant loup, le méchant loup sans se gêner La mangea pour son déjeuner.
Enfant, si tu m'en crois, si tu m'en crois, ma chère, Ne fais pas, ne fais pas l'école buissonnière.
Lors la plus affreuse douleur,
Car rien ne la console, A tout jamais brisa le coeur Des parents de Nicole.
Us la pleuraient, ils la pleuraient soir et matin. Ils en moururent de chagrin.
Enfant, si tu m'en crois, si tu m'en crois, ma chère, Ne fais pas, ne fais pas l'école buissonnière.
ENIGMES
mUENTE-DEUX camarades amis
■*■ Occupent une petite écurie;
Toujours joyeux et contents,
Ils montent et descendent constamment»
Au milieu d'eux, en chaperon rouge,
Veillant à ce qu'ils ne bougent,
Jolie fille à parole franche
Remplit leurs deux rangées blanches.