CABRI
" Hé ! gare à toi, toutou, si je t'attrape !"
TOUTOU
" Vois-tu ? J'ai là des crocs qui te mordront.'*
CABEI.
" Vois-tu ? J'ai là des cornes sur le front."
TOUTOU
" Je plaisantais ; cabri, mon bon compère. Soyons amis, et jouons sans colère."'
A droite, à gauche, ils courent tout le jour, Se poursuivant, s' enfuyant tour-à-tour.
Toutou par-ci jappe à fendre la tête ; Cabri par-là montre sa corne prête.
Chacun gambade et saute à qui mieux mieux. J'aurais payé pour les voir de mes yeux.