LA COLOMBE ET LA FOÏÏRML
Une pauvre fourmi était tombée dans Feau.
Elle allait mourir, car elle n'avait pas la foi ce d'arriver jusqu'au bord.
Une colombe était venue qui voulait se désaltérer à cette eau pure, et qui marchait sur la rive.
Elle vit la fourmi et elle en eut pitié.
Alors, intelligente autant que bonne, de son bec elle ramasse quelques brins d'herbe et de paille, et les pose doucement sur l'eau.
Ainsi elle fait un pont pour la fourmi, et la fourmi, montant sur les brins de paille, se sauve sur le rivage.
Cela fait, la colombe s'envole, et va se percher sur un arbre.
Or, voici qu'arrive un chasseur.
Le chasseur voit la colombe, et déjà, croyant l'avoir tuée, il arme son fusil, et le coup va partir.
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Mais la fourmi avait vu le danger. Se glissant sous l'herbe, elle pique le chasseur au talon.
Le chasseur piqué se retourne, et pendant ce temps la colombe s'envole et fuit à tire-d'aile. . . .
Que nous dit cette fable ?
Elle nous dit qu'il est bon de rendre service aux autres ; qu'on est heureux du bien qu'on fait aux autres ; qu'il faut obliger même les plus petits , car les plus petits peuvent nous obliger à leur tour.
LA PETITE GLAMEUSE.
C'était le temps de la moisson, l'année avait été bonne, et les champs étaient beaux.
La terre était jaune d'épis ; les moissonneurs étaient dans la plaine, les épis tombaient sous la faux.
Une petite glaneuse suivait les moissonneurs. Elle était dans le champ dès la pointe du jour, ramassant les épis échappés de la gerbe.
Et pendant qu'elle glanait, voyant grossir sa botte, elle pensait que sa mère serait bien heureuse à son retour, le soir ;
Qu'elle reviendrait courbée sous son fardeau, et que ses épis ramassés donneraient du pain à ses parents.
Elle se réjouissait à cette pensée et ne songeait pas à sa fatigue.
Le maître du champ la vit : '^ Tu es une bonne travailleuse, lui dit-il, et déjà tu as ramassé une belle gerbe
— C'est du pain pour ma mère," dit la petite glaneuse, et elle continuait son travail, active et zélée.
Le maître du champ connut son bon coeur il
alla à ses moissonneurs et il leur dit: '* Quand vous ramasserez vos gerbes, laissez des épis tomber dans le champ, afin que la petite glaneuse les ramasse, et qu'elle fasse bonne récolte.
'' Ne vous retournez pas pour ramasser les épis qui tombent.
''Laissez tomber des épis pour les malheureux ^t pour les pauvres."
PBEMIÈBES LECTURES.
L'ENFANT ET L'AGNEATJ.