LE SOLDAT
Le soldat défend son pays ; il meurt, s'il le faut, pour son pays. . . .
Voilà le tambour qui bat, voilà le clairon qui résonne.
Et les soldats se rangent autour de leur drapeau : ils ont pris leurs armes, ils sont ardents et courageux
Ils partent, ils se sont arrachés des bras de leur mère, ils ont quitté leur père et leurs amis, ils se sont éloignés des champs qu'ils aimaient, du clocher de leur village qu'ils ne reverront plus peut-être
Adieu, parents ; adieu, amis ; le soldat va servir son
pays ; adieu, mon père ; adieu, ma mère la loi
l'ordonne, il faut partir. . . .
Et quand le soldat sera loin, bien loin, quand le drapeau sera sur la frontière, en face de l'ennemi, alors le soldat pensera à son père et à sa mère, et le père et la mère s'entretiendront de leur fils. . . .
Puis il y a des batailles ; il y a des dangers ; il y a du sang qui coule, et des soldats qui tombent.
Mais on crie honneur et gloire au soldat qui meurt en combattant, au soldat qui a été le bouclier de sa
patrie, et qui a péri peur son père et pour sa mère, pour ses frères et pour ses amis.
Et les soldats reviennent ; ils racontent les exploits de Tarmée, les passages des montagnes, les bataillons ennemis qui ont été enfoncés, la fumée du canon, et les cavaliers qui étaient rapides comme des éclairs.
Il en est qui portent sur leur poitrine le signe de Phonneur, et il en est qui ont des épaulettes et 1 epée au côté, et tous sont les nobles enfants et les brave?» défenseurs de la patrie.