LES OISEAUX
On trouve au pied de l'arbre une plume souillée, Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur, Que la brume des nuits a jaunie et mouillée, Et qui n'a plus, hélas! ni parfum ni couleur.
On voit pendre à la branche un nid rempli d'écaillés, Dont le vent pluvieux balance un noir débris; Pau^Te maison en deuil et vieux pan de murailles Que les petits, hier, réjouissaient de cris.
0 mes charmants oiseaux, vous si joyeux d'éclore! La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend? Hélas! c'est comme nous. Et nous chantons encore! Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand!