HYMNE AU SOLEIL
Je n'avais pas goûté la volupté suprême
De revoir la nature auprès de ce que j'aime,
De sentir dans mon cœur, aux rayons d'un beau jour,
Redescendre à la fois et la vie et l'amour.
Insensé! j'ignorais tout le prix de la vie;
Mais ce jour me l'apprend, et je te glorifie!
COMMENTAIRE
Ces vers sont postdatés. Ils sont de mon premier temps. Je les écrivis à l'âge de dix-huit ans, sous un beau rayon de soleil, après une légère maladie qui me faisait mieux sentir le prix de l'existence et la volupté d'être. Plus tard, je les retrouvai dans le portefeuUle de ma mère, qui les avait conservés. J'y fis deux ou trois corrections, et je les insérai dans le volume des Méditations.