LE CHRÉTIEN MOURANT
Compagnons de l'exil, quoi! vous pleurez ma mort! Vous pleurez! et déjà dans la coupe sacrée J'ai bu l'oubli des maux, et mon âme enivrée Entre au céleste port.
Ces strophes jaillirent de mon cœur, et furent écrites un matin, au pied de mon lit, par un de mes amis, M. de Montchalin, qui me soignait comme un frère dans une longue et dangereuse maladie dont je fus atteint à Paris en 1819.
M. de Montchalin vit encore, et je l'aime toujours de la même amitié. J'aurais dû lui dédier ces vers.