‹ Premieres poésies...1829-1835Chapitre 45 sur 91 · A JULIE · texte numérisé non relu

A JULIE

On me demande, par les rues.

Pourquoi je vais Iwyant aux grues,

Fumant mon cig^are au soleil,

A quoi se passe ma jeunesse,

Et depuis trois ans de paresse,

Ce qu'ont fait mes nuits sans sommeil.

Donne-moi tes lèvres, Julie; Les folles nuits qui t'ont pâlie Ont séché leur corail luisant.

Parfume-les de ton haleine ; Donne-les-moi, mon Africaine, Tes belles lèvres de pur sang.

Mon imprimeur crie à tue-tête Que sa machine est toujours prête.

Et que la mienne n'en peut mais.

D'honnêtes gens, qu'un club admire, N'ont pas dédaigné de prédire Que je n'en reviendrai jamais.

Julio, as-tu du vin d'Espagne?

Hier, nous battions la campagne ;

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