‹ Premières poésies, 1830-1845Chapitre 29 sur 131 · LES COLOMBES · texte numérisé non relu

LES COLOMBES

Sur le coteau, là-bas où sont les tombes, Un beau palmier, comme un panache vert Drf.sse sa tête, où le soir les colombes Viennent nicher et se mettre à couvert.

Mais le matin elles quittent les branches : Comme un collier qui s'égrène, on les voit S'éparpiller dans l'air bleu, toutes blanches, Et se poser plus loin sur quelque toit.

Mon âme est l'arbre où tous les soirs, comme elles, De blancs essaims tle folles visions Tombent des cieux, en palpitant des ailes, Pour s'envoler dès les premiers rayons.

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