‹ Premières poésies, 1830-1845Chapitre 41 sur 131 · LE TROU DU SERPENT · texte numérisé non relu

LE TROU DU SERPENT

Et chaque étoile à son trône de reine, En habits d'or s'en vint faire sa cour.

On entendait pleurer les tourterelles, Et les enfants rêver dans leurs berceaux ; C'était dans l'air comme un frôlement d'ailes, Gomme le bruit d'invisibles oiseaux.

Le ciel parlait à voix basse à la terre; Comme au vieux temps ils parlaient en hébreu, Et répétaient un acte du mystère; Je n'y compris qu'un seul mot : c'était Dieu.

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