‹ Premières poésies, 1830-1845Chapitre 43 sur 131 · LES VENDEURS DU TEMPLE. 2Ô · texte numérisé non relu

LES VENDEURS DU TEMPLE. 2Ô

'ie reste là sans rêve et sans pensée, Comme un prodigue à son dernier éeu.

Oevant ma vie, aux trois quarts dépensée, Déjà vieillard et n'ayant pas vécu.

Je n'aime rien, parce que rien ne m'aime, Mon âme usée abandonne mon corps; Je porte en moi le tombeau de moi-même, Et suis plus mort que ne sont bien des morts»

Quand le soleil s'est caché sous la nue, Devers mon trou je me traîne en rampant, Et jusqu'au fond de ma peine inconnue Je me retire aussi froid qu'un serpent.

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