‹ Premières poésies, 1830-1845Chapitre 89 sur 131 · L'ESCLAVE · texte numérisé non relu

L'ESCLAVE

Captive et peut-être oubliée, Je songe à mes jeunes amours,

A mes beaux jours, Et par la fenêtre grillée Je regarde l'oiseau joyeux,

Fendant les cieux.

Douce et pâle consolatrice, Espérance, rayon d'en haut,

Dans mon cachot Fais-moi, sous ta clarté propice, A ton miroir faux et charmant

Voir mon amant !

Auprès de lui, belle Espérance, Porte-moi sur tes ailes d'or,

S'il m'aime encor, Et, pour endormir ma souffrance, Suspends mon àme sur son cœur

Comme une fleur!

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