‹ Premières poésies, 1876-1878, avec une préface de Joseph MarmetteChapitre 31 sur 47 · SOUVENIR · texte numérisé non relu

SOUVENIR

SOUV E N I R

U.\ M)ir du dernier carnaval.

— Un froid de loup, je me rappelle Nous revenions tous deux du bal, Bien lard, bien tard, mademoiselle.

|e m'en souviens. 0 vrai bonheur !

1 les airs joués à l'ouverture, I .. - battements de votre cœur < iard lient en< ore la mesure.

Œillades et Soupir,

— Si vous m'aimiez ?

— Je n'en sais rien.

Toujours est-il que la dernière, Vous songeâtes que votre main Tenait la mienne prisonnière.

Pourquoi marchions-nous lentement, Par un de ces froids de Norvège, Malgré le vent qui, par moment, Fouettait nos fronts — malgré la neige ?

C'est que, vois-tu, nous nous aimions Déjà beaucoup, je me rappelle, Le soir que seuls nous revenions Bien tard, bien tard, mademoiselle.

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