SOUVENIR
SOUV E N I R
U.\ M)ir du dernier carnaval.
— Un froid de loup, je me rappelle Nous revenions tous deux du bal, Bien lard, bien tard, mademoiselle.
|e m'en souviens. 0 vrai bonheur !
1 les airs joués à l'ouverture, I .. - battements de votre cœur < iard lient en< ore la mesure.
Œillades et Soupir,
— Si vous m'aimiez ?
— Je n'en sais rien.
Toujours est-il que la dernière, Vous songeâtes que votre main Tenait la mienne prisonnière.
Pourquoi marchions-nous lentement, Par un de ces froids de Norvège, Malgré le vent qui, par moment, Fouettait nos fronts — malgré la neige ?
C'est que, vois-tu, nous nous aimions Déjà beaucoup, je me rappelle, Le soir que seuls nous revenions Bien tard, bien tard, mademoiselle.