‹ Premières poésies, 1876-78 (volume 2)Chapitre 21 sur 42 · PREMIER DE L'AN · texte numérisé non relu

PREMIER DE L'AN

A UJOURD'HUI — premier jour d'une nouvelle année jfjL Ma voisine est venue, en voisine bien née, Avec sa fille Hortense et son garçon Thomas, Timidement, sachant que je ne sortais pas, Me faire ses souhaits et me rendre visite.

Sur un signe que fit la mère à la petite, L*enfant vint, en entrant, s*asseoir sur mes genoux. Et, posant sur mon front un baiser des plus doux, Retenant longuement mes deux mains dans les siennes

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— Mon voisin, me dit-elle, il faudra que tu viennes ; Nous dînerons ensemble, aujourd'hui.

Quel bonlieur t Je ne sais pas pourquoi, je restai tout rêveur, Sans parler.

Mais après un moment de silence :

— Oui, j*irai, répondis-Je â la petite Hortense^ Qui Sortit, me donnant un baiser amical.

— Pauvre gens 1 j'oublierai que j'ai dîné fort mal !

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