‹ Premières poésies, 1876-78Chapitre 6 sur 19 · L'OPTICIEN · texte numérisé non relu

L'OPTICIEN

Dans un certain faubourg, où brillent les échoj^jpes

Des charcutiers ventrus ei des petits marchands,

Je sais un opticien bien connu des myopes.

Qui tient boutique au moins depuis plus de trente ans,

Dans l'art de savoir plaire aux clients, passé maître, Quoique voûté, le vieux au teint frais et vermeil, Sourit quand ceux-ci vont voir si le baromètre Marque le mauvais temps ou marque le soleil.

Bans les grandes chaleurs que l'été nous rapporte, Tranquillement assis du matin jusqu'au soir, L'opticien, comme un Turc, fume devant sa porte. Au nez des bons bourgeois passant sur le trottoir.

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