L'ÉMIGRÉ
Las d'avoir traversé la plaine, Qui liambe en plein soleil d'été, Le vieil émigré, liors d'haleine, Sur le tains s'est arri'té.
Et là, sous l'arbre au mince ombrage, Tête nue, et croisant les mains, L'œil sur son bâton de vovao-e II songe aux longs et dnrs cliemins,
Plus (le travail, Vouvrier rhnme ; Là-l»as, au bourK qvi'il »i «l»»**^'' La niibtre, ce noir fantôme, Feiulant (le loniïs jours l'a liante'.
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Il est parti depuis l'aurore ; Il a marché, marché, marché.
11 marchera ce soir encore.
Quand le soleil sera couché.
Ce qui soulage un peu sa peine, Il sait qu'en gagnant l'occident, Il est une ville prochaine Où le travail est abondant.
Oh ! la, c'est la terre promise.
Mais s'il allait, à bout d'espoir, En succombant, nr>uveau Moïse, Ne faire que l'apercevoir.
En attendant, la plnine fume ; Et quand par ce ciel lourd do. Ïva\, Ce pauvre vieux Iriippeur d'unchiine, II se reposerait un peu !...
Plus tard, a l'heure où la montagne Cachera le soleil tomhé, En route !... à travers la campa;;ne, Il b'en ira, triste et courbé.