PRÉFACE
Personne plus que l'auteur de ces vers n'est convaincu que ce petit livre n'est pas un chefd'œuvre. Voilà pourquoi le lecteur est prié de le lire avec toute l'indulgence dont .' est capable. Le fait est que la plupart des pièces qu'il renferme ont été publiées, il y a déjà plusieurs années, dans un ouvrage intitulé : Premières Poésies, qui a été écrit à l'âge où la plume hésite et où la pensée est à peine éclose.
^^Hfmmim.
Ce n'est, pour ainsi dire, quo la répétition d'un premier pas.
Toutefois, nous ne voyons pas pourquoi il ne nous serait pas permis de citer ici, en guise de préface, ce que deux de nos littérateurs les plus distingués écrivaient au sujet de ces vers, lors de leur première apparition. Nous ne donnerons que des extraits.
M. Napoléon Legendre :
" J'iii lu avec inllniment de plaisir le polit volume (jue " M. Evanturel vient de mettre devant le public. L'au- " teur est tout jeune encore, et ses Premières Poésies sont " bien v<?rital)lemcnt ce que leur titre atlirme. Elles ne " sont donc pas sans défauts ; mais, en revanche, elles " possèdent bea'uoup de qualités remarquables. Il y a " dans l'idée, dans l'expression, dans le tour de phrase, " (luelque chose de neuf, d'original et de distingué. Ce " n'est pas cette versification banale qui se traîne dans le " vieux sillon et qui aséujotit la pensée à la mesure et à " la rime ; c'est, au contraire, ce sentiment véritablement " poétique qui suit son inspiration, et force le mot à se " courber bous l'idée. Je ne prétends pas que toutes les " pièces qui composent ce volume portent ce cachet ;
épétition
iirquoi il on g- ai se térateurs 3t (le ces n. Nous
roluine <iiic blic. L'au- Poésies sont e. Elles ne mchc, elles les. Il y a de pli rase, itingué. Ce îne dans le mesure et à fitablement le mot à se e toutes les 3e cachet ;
" maJHJ'nffirmo que tel est le oaractc're «(^nC'ral de l'nnivre, " pour celui qui l'a lue sans parti jjris. "
" Les pensées sont neuves et hal>ill(?es dann un langa^'e " dld'pwit. Le vers est hien fait et l'idt'f y est i\ l'aise. On " n'y sent point le travail, parce que la matière a Ctô hon- " nétement, conscienoieusement travaillée, l'ius une sta- " tuo est parfaite, plus il y a de coups do ciseau et moins " on les aperçoit. "
" Voilà de la véritable poésie. C'est moderne, si vous " voulez ; mais en est-ce moins beau ? "
" J'aime à constater dans cette tvuvre l'absence de " trivialité et mémo de cette banalité qui dépare un si " grand nombre de nos ouvrages canadiens. De plus, le " langage est correct et châtié, ce qui est un attribut assez " rare chez nos auteurs. "
" En sonune, ce petit livre a Lfaucoup de (jualités, et "j'espère que le public l'acceuillera avec la faveur que " mérite tout travail consciencieusement fait dans le but " de faire progresser les lettres canadiennes ."
M. Joseph Marmette :
" Le plus grand nombre (les pièces) oii'rent cet air de " contentement, de gaieté douce, dont on se sent pénétré,
" durant l'été, au milieu des sereines beautés de la cam- " pagne. "
" Mais ce dont il faut, selon moi, louer notre jeune au- " teur, c'est la recherche constante du coloris, le soin qu'il " prend d'éviter les redites, de marcher dans les sentiers " battus de ces vulgaires versificateurs qui encombrent " nos revues et nos journaux de leurs élucubrations, et " font la cour aux Muses dans un langage fade et comnuui " qui doit faire lever les épaules à ces grandes dames. "
'• Au coloris M. Evanturel joint encore la vérité du des- " sin et beaucoup d'esprit d'observation. Son opticien " est comme une jolie figurine en terre cuite et modelée " d'après nature, et son charmant croquis des Orphelins " a été esquissé sur le vif. "
Certes, c'est là de la poésie de genre et frappée au lion
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! jeune au- ? soin qu'il îs sentiers icombrent ■ations, et t commun imes. "
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