‹ Premières poésies et lettres intimes;Chapitre 64 sur 66 · C. LeCONTE de LlSLE · texte numérisé non relu

C. LeCONTE de LlSLE

Je serais indigne, moi

ver jamais une douce

profondément touché c

vous me témoignez-, ai

loir bien offrir à voti

heureux d'appeler d'i

mage de l'affection dé^

pour elle. N'y manqua

Comme il entre as

disculper toujours, .

que je viens de pasi

canoës à Dinan, ch^

m'avait été donné d

de vous et de... per

que je me serais r

joie intime que j'ép

exprimer. Pourtant, il faut que je Favoue, Dinan m'a laissé dans Tâme un souvenir de calme et de bien-être moral. Jamais cette petite ville ne m'a semblé plus pittoresque. L'automne qui jaunit les feuilles et le soleil levant ou couchant, qui les dore une seconde fois, font des vallées qui entourent les vieux murs, de vivants contes des mille et une nuits. Puis, mon oncle a été bon pour moi, et ce n'est pas peu dire. Les rédacteurs des deux journaux m'ont fait du charlatanisme, et, pour tout dire en un mot, j'ai fumé platoniquement mon cigare sur les fossés, pendant vingt jours, en admirant les belles dames et demoiselles anglaises qui s'y promènent depuis six heures du matin jusqu'à huit heures du soir, inclusivement.

Ecce! Je viens d'être rappelé au secours de notre pauvre Revue, gravement indisposée par la faute de notre administrateur, C. Bénezit, qui vient de se marier. Vous avez reçu la preuve de sa réexistence. Je suis aise que mes hexamètres vous aient plu, mon bon Ami; ils étaient inspirés par une sincère affection, et, à

défaut d^ autre mérite, j'espérais avec raison que c'en eût été un auprès de vous. Persistez, je vous prie, dans votre projet d'écrire pour la Variété ; j'en suis maintenant le directeur, ôt vous me rendriez un grand service de venir; à * mon aide.

A propos, j'attends une réponse à ma pièce:

la Gloire et le Siècle.

Votre gracieuse invitation me fait, pourtant, . de la peine, mon cher Rouffet, puisqu'il m'est impossible d'y répondre autrement qjae par mes remerciements. Espérons, cependant, que je pourrai vous aller voir aux vacances de Pâques. Je suis heureux du bon avenir que vous entrevoyez; il est temps que le sort ne vous soit plus contraire, et, puisqu'il vous a déjà envoyé une bonne et aimable compagne, il complétera, sans doute, son œuvVe de justice en vous donnant 1;out le bonheur dont nul n'est plus digne que vous.

Quand nous sera-t-il donné, mon vieil Ami, de nous retrouver ensemble, tous les trois, devisant d'art, de littérature ou de sentiments •

iatimes! Jusqu'ici je n*ai point encore rencontré une de ces douces et charmantes amitiés de femme que vous voulez bien offrir à mon cœur, et je ne saurais trop en remercier votre dame. Qu'elle veuille bien accepter Thommage de mon dévouement; et, quant à. vous, mon Ami, croyez on mon inaltérable affection.

Tout à vous de cœur.

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