HO + C=CO + H
Le phosphate acide de chaux se décompose en phosphate dô Chatlx basique qui n'est pas altéré , et en acide phosphorique qui ,
Fig. 37.
au cQntact du charbon incandescent, donne du phosphore et de l'oxyde de carbone :
Acide phosphorique { S^^î^lne''* )
l oxygène. . , . ^^^^^ ^^ carbone.
Carbone )
PhO'* + 5C=Ph + 5CO.
Lé phosphore distille et se condense à l'état liquide dans la tubulure et dans le récipient. Il reste dans la cornue du phosphate de chaux basique mélangé avec le charbon qui a été mis en excès. On filtre le phosphore à travers une peau de chamois que Ton presse sous Feau chaude , et on le débarrasse ainsi de ses impuretés.
Enfm , pour donner à la matière la forme de baguettes, sous laquelle on la trouve ordinairement dans le commerce, on plonge, dans le phosphore fondu sous Teau , un tube de verre légèrement conique , et Ton aspire par l'autre bout. Quand on a fait monter dans le tube une colonne de phosphore iiquide, on bouche rapidement le bout du tube avec le doigt, pour empêcher la colonne soulevée de retomber , et on plonge immédiatement le tube dans un baquet plein d'eau froide qui solidifie le phosphore. Pour faire sortir le bâton de phosphore du tube dans lequel il s'est moulé , on le pousse avec une tige que l'on introduit par la partie la plus étroite de ce tube.
g 77. La facile combustibilité du phosphore l'a fait employer pour des briquets et pour des allumettes qui s'enflamment par simple friction. Cette application adonné, depuis quelques années, une grande extension à la fabrication du phosphore.
Les briquets phosphoriques consistent en de petits flacons de plomb, au fond desquels on a placé un peu de phosphore. Ces flacons doivent être maintenus exactement fermés. Pour s'en servir, on y plonge une allumette soufrée ordinaire , qui enlève quelques parcelles de phosphore. L'allumette ne s'enflamme pas immédiatement ; pour qu'elle prenne feu , il faut la frotter sur un morceau de liège ou de bois. Ces briquets sont d'un usage dangereux ; ils sont d'ailleurs promptement hors de service quand on n'a pas soin de les tenir parfaitement bouchés : le phosphore, absorbant l'oxygène de Tair, se change en acides phosphoreux et phosphorique qui attirent l'humidité et empêchent le briquet de fonctionner.
Les allumettes phosphoriques, que l'on appelle aussi allumeties chimiques^ sont des allumettes soufrées ordinaires, à l'extrémité desquelles on a fait adhérer une petite quantité d'une pâte combus-
PHOSPHOES. 73
tible qui prend feu par la simple friction contre un corps dur. Le principe combustible de ces pâtes est toujours le phosphore, mais on y ajoute des matières propres à fournir de i*oxygène pour activer la combustion. Ces matières sont de l'azotate et du chlorate de potasse, bu certains oxydes métalliques tels que le bioxyde de manganèse et un oxyde de plomb appelé minium , qui abandonnent facilement une portion de leur oxygène. Le chlorate de potasse rend la pâte détonante ; en h'Ottant Tallumette ^ il y a une petite explosion qui projette quelquefois de la matière enflammée. Les pâtes préparées avec razotate de potasse brûlent tranquillement; mais, pour leur donner Tinflammabilité convenable, il est nécessaire d'ajouter une petite quantité de chlorate.
Pour confectionner la pâte, on fait fondre du phosphore dans une proportion convenable d'eau â 50®, on ajoute une quantité déter^ minée de chlorate et d'azotate de potasse qui se dissolvent dans l'eau, puis les oxydes métalliques, si on en emploie, enfln, un mucilage de gomme. On triture le tout ensemble jusqu'à ce que l'on ait obtenu une pâte homogène, dans laquelle on n'aperçoive plus à l'œil aucun globule de phosphore. On colore ordinairement la pâte soit avec du bleu de Prusse, soit avec du minium qui lui donne une couleur rouge.
On trempe les allumettes soufrées^ dans cette pâte , de manière que celle-ci ne s'attache qu'à leur extrémité, puis on laisse sécher. En frottant ces allumettes sur un corps' d.ur et rugueux, la matière phosphorée prend feu; elle communique son inflammatfon au sou> fre, et celui-ci au bois de l'allumette. Quelquefois, pour rendre la friction plus efficace , on mêle à la pâte une certaine quantité do verre pilé.
ABSENIG.
^ ÉquWalent = 937,5.
% 78. L'arsenic ressemble complètement aux métaux par ses propriétés physiques ; mais ses combinaisons présentent une telle analogie avec les combinaisons correspondantes du phosphore, qu'il est convenable de ne pas séparer l'étude de ces deux corps.
L'arsenic est d'un gris de fer, très-cassant; il possède l'éclat métallique; sa densité est 5,8 environ. Chauffé jusqu'au rouge sombre, l'arsenic se sublime immédiatement sans fondre; de sorte qu'il parait, au premier abord, ne pouvoir prendre que l'état solide et l'état