ZINC
coup de la purelé parfaite, parce qu'il Bulfit de la présence dans le zÎDC d'une trè§-petJte quantité de matières étrangères, pour diminuer considérablement sa malléabilité et le rendre impropre au laminage. Le zinc fond à une température de 500* environ, et il entre oQ ébuUition à la cliaieur blanche; on peut le purifier par distillation. A cet effet, on place le zinc du commerce dans une cornue de terre, que l'on dispose dans un fourneau à réverbère ; et, au-dessous du col ouvert de la cornue , on place une terrine pleine d"eau pour recueillir le métal. Il vaut mieux employer pour cette distillalign un aulre appareil : un creuset d'argile A (fig. 131) est percé Kig- lîi. d'un trou a son fond ; ce creuset repose
sur un disque d'aigle ou fromage B, également percé. On engage hermétiquement, par les deux trous correspondants, un tuyau d'argile ab, dont i'extrémilé supérieure s'élève jusqu'au haut du creuset. On place dans celui-ci le zinc que l'on veut distiller, on en lute le couvercle, puis on le dispose dans un fourneau , de manière que le tuyau traverse la grille; on place audessous une terrine C pleine d'eau.
Lorsque la tempéj'ature s'élève dans le fourneau, le zinc fond d'abord, puis il entre en ébuttiliOD ; sa vapeur descend par te tuyau et s'y condense ; le métal fondu coule dans la terrine. Ce mode de distillation porto le nom de distiilatitm per descensum.
La distillation du zinc ne le débarrasse pas complètement des métaux avec lesquels il est combiné. Comme cette distillation a lieu k une température très-élevée, une petite portion de ces métaux est entraînée avec la vapeur du zinc.
Le zinc a une couleur d'un blanc bleuâtre ; sa cassure fraîche présente de larges lames cristallines, très-brillantes. Cassant à la température ordinaire, il devient malléable à quelques degrés au-dessus de 100*. Chauffë]usqu'à200", il devient de nouveau cassant, et, même à un tel point qu'il se laisse piler dans un mortier. L'ignorance dans laquelle on était do ces propriétés remarquables du zinc s'est opposée longtemps à ce que l'emploi de ce métal prit do l'eitension dans les arts ; on ne l'utilisait anciennement que pour former des alliages. On le lamine aujourd'hui en feuilles minces que l'on emploie pour couvrir les toits des maisons, et pour confectioaner des baignoires et autres vases de grandes dimensions. Il ne faut
'oxyde de zinc. 423
jamais se servir de ces vases pour conserver des aliments, parce que Ip zinc s'oxyde facilement au contact de Tair en présence des acides, même les plus faibles, et donne des sels vénéneux.
La densité du zinc varie de 6,86 à 7,20, suivant que le métal a été seulement fondu, ou qu'il a été laminé.
• ^ 557. Le zinc est un métal très-oxydable ; sa surface se ternit promptement à Tair humide, mais l'oxydation n'est que superficielle. Chauffé au contact de l'air, à une température supérieure à celle de son point de fusion, il prend feu et brûle avec une flamme blanche très-brillante. L'éclat de cette flamme est dû à la vapeur de zinc qui, en brûlant dans l'air, forme de l'oxyde de zinc, composé complètement fixe, dont les particules, chauffées au blanc, communiquent à la flamme un vif éclat. Le zinc se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique et dans l'acide su Ifurique étendu, avec dégagement de gaz hydrogène. Le métal impur se dissout plus rapidement que celui qui présente une pureté parfaite. Le zinc décompose facilement la vapeur d'eau avec dégagement d'hydrogène, et se change en oxyde. La réaction commence à une température peu supérieure à 400^, lorsque le métal est très-divisé.
Le zinc se dissout aussi, avec dégagement d'hydrogène, dans les dissolutions bouillantes de' potasse et de soude, et forme desztncates alcalins solubles. Lorsqu'on plonge en même temps une lame (le fer dans la liqueur alcaline, la décomposition de l'eau a lieu même à froid. Le zinc seul se dissout ; le fer n'agit qu'en formant avec le zinc un couple voltaïque, dans lequel ce dernier métal devient l'élément positif et acquiert ainsi pour l'oxygène une aflinité assez grande pour décomposer l'eau à la température ordinaire, en présence de la potasse. Cette décomposition de l'eau en présence de la potasse, se fait surtout très-facilement, par les lames de fer zinguées ou galvanisées. Il se dépose souvent sur les parois du vase des petfts cristaux très- brillants, qui sont formés par un hydrate d'oxyde dé zinc, ZnO-|-HO.
ComblnalMin du Bine aTee l'oxygène.
§ 558. On ne connaît qu'un seul oxyde de zinc : c'est une base très-énergique, dont les sels sont isomorphes avec ceux de magnésie, et avec les sels formés par les protoxydes de fer, de cobalt et de nickel. On obtient cet oxyde en chauffant le métal au contact de râir jusqu'à ce qu'il s'enflamme. Il se dépose, sur les bords du creuset, une matière floconneuse blanche, dont une portion est entraînée par le courant d'air. Les anciens chimistes lui donnaient le nom de lana philosophica, ou de pompholix. L'oxyde ainsi obtenu ren-