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INTRODUCTION

Un bon nombre de villes en France affichent la prétention de posséder la meilleure prononciation. Sur ce point, cependant, il ne saurait y avoir de doute : le fond de la prononciation française, c'est à Paris qu'il faut le chercher. Le français, c'est, en effet, la langue du roi qui a été portée par l'administration dans les provinces et adoptée par la littérature.

Mais, comme son principal moyen d'expansion a été l'écriture, un alphabet vague, où chacun, au moins pour les voyelles, peut lire les sons propres de son dialecte, il s'est laissé pénétrer par tous les patois qu'il allait remplacer. De là sont nées ces variétés régionales du français que l'on désigne sous le nom d'accents.

Parmi ces accents, les uns plaisent ou sont simplement supportables, les autres choquent plus ou moins : tout cela en raison de la plus ou moins grande ressemblance des phonétiques locales avec celle de Paris.

A Paris même, la langue n'est pas uniform.e. Elle varie suivant les quartiers, les conditions sociales et les intentions du sujet parlant.

Nous déconseillerons aussi bien les vulgarismes qui ne se rencontrent jamais dans la bonne société et dont les hommes issus du peuple cherchent à se débarrasser, que les négligences qui passent inaperçues dans une conversation rapide et aisée, mais qui choquent dans une prononciation soignée et dans le débit leat et quelque peu embarrassé des étrangers.

Donc le français à recommander à tous est celui de !a bonne société parisienne .

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