‹ Premiers poèmesChapitre 44 sur 82 · SOLITUDE · texte numérisé non relu

SOLITUDE

Comme au fond des vieux parcs déserts et dédaignés Où dort en des bassins disjoints une eau verdie, Il serait triste et doux d'errer, Tâme engourdie, Sous l'abri reposant des arbres alignés; ,

Il s'allume au couchant des lueurs d'incendie Le vent passe dans les feuillages éloignés; C'est comme un bruit plaintif de sanglots résignés Pleurant les deuils lointains de quelque perfidie...

Et voici le rond-point, et vers l'ancien château Monte en. rétrécissant sa courbe régulière Un large escalier double à balustres de pierre;

Et l'on va, s'accoudant aux rampes, et, bientôt La lune bienveillante aux endroits solitaires Eclaire vaguement les bois et les parterres.

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