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LE LIT

Si le lit est étroit et qu'il y ait assez de place pour que le brancard puisse être placé sur le plancher la tête près du pied du lit on lève alors le blessé, par- dessus le pied du lit et on le dépose dans le lit. Si le lit est trop large pour que l'on puisse agir ainsi, on place le brancard à côté du lit et deux assistants se tiennent aux bord extérieur du brancard. Un assistant passe un bras sous les épaules et un sous le milieu du dos, l'autre passant les siens sous le bas du dos, et sous les genoux. Ils lèvent ainsi le blessé, un autre assistant retire le brancard, et en faisant seulement un pas en avant ils déposent leur fardeau sur le lit.

Préparation du lit.

On doit choisir un matelas résistant et pas un lit de plume. Si la blessure est grave et s'il faut appliquer des compresses, on doit placer sur le lit un drap à tirer. Il doit être plié en quatre ou en trois, être placé en travers du lit et aller du milieu du dos aux genoux du blessé. En dessous de ce drap, on doit mettre un morceau çle drap imperméable ou de toile cirée fine. A

mesure que le drap à tirer se salit on roule la partie tachée et on tire doucement dessous le blessé une partie propre pour l’y substituer.

Dans le cas de fracture de la jambe ou de la cuisse, d’entorse de la cheville et dans quelques autres cas, on est obligé d’improviser un cerceau “ Fig. 99 De cerceau sert à soutenir la literie et à l’empêcher de peser sur le membre blessé. Un carton à chapeau “ Fig. ioo ” un escabeau à trois pieds “ Fig. ioi ” un cerceau d’enfant scié par le milieu et les deux moitiées liées ensemble peuvent servir à cette fin. Un tire bouchon, passé dans les couvertures avec la pointe protégée par un bouchon, et attaché par une ficelle à l’extrémité du lit ou à un clou enfoncé dans le mur peut soulager efficacement la pression des couvertures.

EnLÈVKMIvNT DKS VÊTEMIvNTS.

Pour enlever les vêtements d’une personne blessée on doit suivre certaines règles. Dans les cas sérieux il vaut mieux sacrifier les vêtements que de risquer d’aggraver la blessure.

Pour enlever un habit, etc., dans le cas d’un bras cassé, on doit retirer d’abord le bras intact de la manche.

Fig. ioi

Pour enfiler un habit ou une chemise, on doit passer d'abord le bras blessé.

Dans, le cas de brûlures par le feu ou des liquides bouillants on ne retire aucun vêtement. On doit se servir d’une paire de ciseaux bien affilés, et tout ce qui n’adhère pas doit être coupé et taillé. Si quelque morceau continue à adhérer on doit le laisser là jusqu’à ce qu’on puisse obtenir

Fig. io2.

les secours d’un médecin. Il peut être avantageux d’humecter avec de l’huile les portions de vêtement adhérentes. Pour dégager du pantalon un membre blessé, on doit fendre la couture extérieure.

Préparatifs pour rjv chirurgien.

Aussitôt que l'on a pris soin de la personne blessée, on doit se préparer pour la visite du chirurgien.

Les préparatifs nécessaires dépendront de la nature du cas. Les conseils suivants peuvent être utiles :

Le feu dans une chambre aide la ventilation même en été. Il faut beaucoup d'eau, chaude, froide et aussi bouillante. Il faut également beaucoup de cuvettes, de serviettes propres, et de savon. Il faut un vase quelconaue pour y vider de l’eau, un bain de pied fait parfaitement l’affaire. Les cuvettes doivent être placées sur une table recouverte d’un linge blanc propre, d'une grande serviette par exemple ; les serviettes pliées doivent être toutes sur la même table ; l'eau chaude et l’eau froide doivent être à portée. Le bain de pied doit être sous la table ou facile à atteindre.

Dans le cas de brûlures on doit préparer de la ouate, des linges doux, de la vieille toile et du soda à pâte. Des linges doivent être déchirés pour faire des bandages.

Dans le cas d’hémorragie on doit faire bouillir beaucoup d’eau et la laisser refroidir, et des com-

presses de ouate doivent être bouillies au four dans une boîte de fer blanc ; deux cuvettes au moins doivent être préparées.

Dans le cas d’un noyé qu’on vient de retirer de l’eau, on doit enlever les draps du lit, mettre beaucoup de couvertures à chauffer devant le feu, ainsi que préparer beaucoup de bouteilles d’eau chaudes.

Si l’on pense qu’il faudra des cataplasmes, on peut avoir besoin d’eau bouillante, de farine de graine de lin, de pain rassis, de moutarde ; une petite cuvette, une grande, cuillère, de l’huile d’olive et des serviettes, de la flanelle et des mouchoirs peuvent être nécessaires.

Pour les fomentations, avoir de fléau bouillante, de la flanelle, un rouleau à pâte, et deux bâtons ou une grande serviette.

Quand on envoie chercher un médecin pour un accident il est toujours bon de lui communiquer par écrit quel est le cas qu’il aura à soigner pour qu’il puisse apporter tout le nécessaire. On peut de cette façon éviter une perte de temps considérable.

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