Quand les vêtements d’une femme prennent en feu
(a) Etendre la femme sur le plancher immé¬
diatement, de façon que les flammes soient en dessus ; c’est-à-dire que, si le devant de ses vêtements est en feu, on doit la mettre sur le dos et si c’est le dos de ses vêtements qui est enflammé, on doit lui tourner la face vers le sol. La raison de cette précaution est que la flamme monte et si la victime reste debout, les flammes atteindront immédiatement et brûleront rapidement le corps, le cou et la face ; si la femme est étendue et si les flammes sont en dessous d’elle, tant qu’elles ne sont pas éteintes, elles se propageront au-dessus du corps, brûleront les membres et enflammeront le reste des vêtements.
(b) Aussitôt que la femme est étendue, étouffer les flammes avec tout ce que l’on trouve, tapis, couverture, manteau, dessus de table ; si on peut les humecter l’effet n’en est que meilleur.
(c) Si une femme aide à soigner la blessée,
elle doit tenir un tapis ou une couverture devant elle en s’approchant des flammes.
(d) Si les vêtements d’une femme prennent feu quand elle est seule, elle doit se jeter à terre, les flammes au-dessus d’elle, et essayer d’étouffer les flammes avec tout ce qu’elle trouve à sa portée, demander du secours et se tramer jusqu’à une sonnette ou à un bouton d’appel ; sous aucun prétexte elle ne doit se précipiter au grand air.
Beaucoup de grandes calamités seraient évitées par l’emploi de garde-feux.
MORSURES DE SERPENTS ET D'ANI¬ MAUX ENRAGES ET BLESSURES D’ARMES EMPOISONNEES.
L’ hydrophobie est causée par la morsure d’un animal, comme un chien, chat, renard, loup ou chevreuil atteint de la rage. Les poisons spé= ciaux inoculés dans les blessures par les serpents venimeux et les armes empoisonnées mettent la vie «i danger immédiat,
Traitement.
1. Appliquer immédiatement une ligature entre la blessure et le cœur
pour empêcher le sang veineux de répandre le poison dans le corps. Si par exemple un doigt a été mordu, on doit serrer fortement le doigt blessé entre le pouce et l’index de l’autre main, du côté de la blessure le plus rapproché du cœur, et aussi vite que possible, appliquer au bas du doigt une ligature (une ficelle, un cordon, une lanière découpée dans un mouchoir). On ne doit pas relâcher la compression du pouce et de l’index avant que la ligature ne soit complètement appliquée. Il peut être avantageux aussi d’appliquer d’autres ligatures, par intervalles, sur le membre.