L’APPAREIL RESPIRATOIRE
L’air atteint les poumons par les narines ou par la bouche, la gorge, la trachée et les vais-
Fig. 55. Les poumons et les vaisseaux bronchiques.
A. — Trachée ; B. — Bronche gauche. C. — ■ Bronche droite. D. — Petites bronches.
seaux bronchiques. Les narines le conduisent en arrière de la gorge, d’où il pénètre dans la trachée par une ouverture protégée par une sorte de trappe ou soupape disposée de telle façon que l’air seulement puisse entrer, mais non les liquides et ni les solides. Quand il y a perte de sentiment, la soupape ne fonctionne pas et si Ton faisait pénétrer dans la bouche des aliments, ils pourraient tomber dans la trachée et causer l’asphyxie. La trachée descend jusque deux pouces plus bas que le sommet du sternum, puis se divise pour former les deux bronches, celle de droite et celle de gauche, chaque bronche pénètre dans un poumon et s’y subdivise en vaisseaux de plus en plus petits jusqu’à ce qu’ils atteignent les confins extrêmes du poumon, les cellules d’air ou lobules.
lies poumons, droit et gauche, occupent la plus grande partie de la cage thoracique ; ils sont immédiatement en dedans des côtes et virtuellement, partout où l’on peut sentir une côte, en avant, en arrière ou sur les côtés, il y a un des poumons en dessous. Chaque poumon est enveloppé d’une fine membrane >(la plèvre) qui lui permet de se mouvoir sans friction, dans la poitrine pour la respiration.
La respiration comprend deux actes : — l’inspiration ou expansion de la poitrine durant laquelle l’air est attiré dans les poumons ; et l’expiration, ou, contraction, durant laquelle l’air est refoulé des poumons. Un temps d’arrêt suit l’acte d’expiration. Il y a normalement de quinze à dix-huit respirations par minute ; et à chaque inspiration il entre de 20 à 30 pouces cubes d’air dans les poumons et il en sort la même quantité à chaque expiration.
La distension et la contraction de la poitrine sont produites en partie nar les muscles de la respiration attachés aux côtes, mais surtout par le diapliragme, la grande cloison musculaire en forme de voûte, qui sépare la poitrine de l’abdomen. Dans l’inspiration qni est principalement un acte musculaire, les côtes s’élèvent, la voûte du diaphragme s’abaisse et s’aplatit, ce qui augmente la capacité intérieure de la cage thoracique et appelle l’air extérieur. Dans l’expiration, acte qui s’accomplit presque sans effort, les côtes s’abaissent, la voûte du diaphragme s’élève, ce qui diminue la capacité de la cage thoracique et expulse l’air. Le mécanisme de la respiration ressemble un peu à celui du soufflet de forge mais sans soupape ; les côtes peuvent être corn-
parées aux planchettes du soufflet, le diaphragme correspond au cuir, et les passages de l’air sont les équivalents de l’ajutage.
Comme le sang dépend de l’air pour se purifier et pour se procurer l’oxygène nécessaire à la continuation de la vie, toute entrave à la respiraration se traduit bientôt par un état dangereux appelé asphyxie dont on a des exemples dans la noyade, la suffocation, l’étranglement, etc.