‹ Premiers secours aux blessésChapitre 82 sur 119 · COMMOTION, EVANOUISSEMENT (SYNCOPE), DEEAIEEANCE · texte numérisé non relu

COMMOTION, EVANOUISSEMENT (SYNCOPE), DEEAIEEANCE

Causes.

1. — -Un malaise dans la région de l’abdomen, des blessures et brûlures graves, des fractures ; des lacérations et un écrasement sérieux sont les causes physiques les plus fréquentes des commotions.

2. — La crainte, l'appréhension d’un malheur, une nouvelle fâcheuse et soudaine et quelquefois la disparition subite d’une crainte ou d’une anxiété qui obsédaient l’esprit depuis longtemps peuvent provoquer la syncope ou l’évanouissement.

3. — Quelques poisons causent une commotion, tandis que d’autres comme l’alcool, dépriment tellement le système nerveux que la syncope s’ensuit.

4. — Une hémorragie, une faiblesse du cœur, une chambre fermée et encombrée, des vêtements étroits, la fatigue, le manque de nourriture peuvent amener l’évanouissement ou la syncope.

Signes et Symptômes.

On reconnaît immédiatement la commotion à l’extrême pâleur, à l’abaissement de la température, à la moiteur de la peau, à la faiblesse du pouls, au raccourcissement de la respiration, et si l’hémorragie a été forte, au bâillement et au soupir. Le terme “ syncope ” qualifie un état très grave où la vie du malade est en grand danger ; la température du corps s’abaisse au-dessous de la normale et le but principal du traitement est

d'empêcher qu’elle ne descende au point où la vie est en danger. Ce qui est à craindre dans l’état d’une syncope, c’est qu’il ne survienne une rechute après un mieux temporaire ; et il faut veiller avec le plus grand soin à maintenir la chaleur du c'orps et redouter une défaillance du cœur et des poumons.

Traitement.

1. Faire disparaître la cause en arrêtant l’hémorragie, en pansant les blessures, en ouvrant les vêtements serrés, surtout ceux de la poitrine et de l’abdomen, en changeant le malade de chambre si celle où il se trouve est renfermée et encombrée, et en prodiguant des paroles d’encouragement, etc.

2. Etendre le malade sur le dos, la tête basse. Lever les membres inférieurs ; si le malade est couché dans un lit, le mieux est alors de soulever les pieds du lit.

Page 1