CHAPITRE PREMIER
L’iftîlaeüee cfe la Ptfésefiee EuehaMstijue cte Jésus, pout* opét*et*, pat* Pataout*, la toaftsfownatioü ctes aines
||isjous n’allons à Jésus dans l’Eucharistie que KS pour Le mieux connaître et, en Le connaissant davantage, L’aimer plus ardemment. Mais L’aimer comme II le mérite, c’est Lui donner toute la place dans notre cœur et L’établir roi et maître dans notre vie. A force de penser à Jésus et de revenir sans cesse à Lui, on éprouve le besoin de se livrer et de s’abandonner entièrement à sa divine action. Jésus devient le mobile, le moteur, la vitalité et la fin de notre vie : et c’est ainsi qu’il vit et règne en nous. Les exercices de la Vie Eucharistique sont destinés à nous conduire à cette perfection spirituelle.
La pensée de la Présence Eucharistique de Jésus, si elle est bien comprise, est un puissant moyen de faire revivre, vif et saisissant, l’amour de Jésus dans les âmes, même en celles chez qui la légèreté naturelle ou l’entraînement trop absorbant des choses matérielles sont des obstacles réels et souvent insurmontables à leur persévérance, ou à leur avancement dans la vertu.
Jésus seul, par sa présence et la vertu divine de son Sacrement, peut surmonter ces obstacles. Seul, Il a de ces attraits qui charment, de ces paroles qui subjuguent. Seul, Il a le secret des cœurs, il s’agit de les Lui amener.
Combien n’est-il pas pénible de voir l’attitude de ces multitudes de chrétiens qui assistent chaque Dimanche au Saint Sacrifice de la Messe, sans en comprendre ni le sens ni la grandeur... On sent que là rien ne les intéresse... Pourquoi?... Parce qu’ils oublient que leur Dieu est là... Parce qu’ils ne savent presque rien du mystère d’amour qui s’accomplit sous leurs yeux.
Il semble que ce grand mystère Eucharistique, auquel pourtant ils sont invités à prendre part si fréquemment et auquel se rapportent les deux grands préceptes qui obligent tous les chrétiens : la Messe du Dimanche et la Communion
RÈGNE DE JÉSUS-HOSTIE
Pascale ; il semble, dis-je, que le mystère Eucharistique soit celui qui attire le moins leur attention.
Quel changement ne verrait-on pas s’opérer en eux, si on arrivait à les pénétrer de la pensée de la Présence de Jésus et à les initier aux premiers exercices de la Vie Eucharistique ! Beaucoup d’entre eux deviendraient alors des chrétiens sérieux, de vrais disciples de Jésus.
Nous le savons tous, c’est bien moins par l’intelligence que par le cœur que nous attacherons les âmes à Jésus, en ces jours de défaillance morale. Le levier qui soulèvera le manteau d’indifférence qui empêche le grand nombre de rester fidèles à Dieu ou de faire les sacrifices nécessaires pour être de vrais chrétiens : c’est l’amour.
Et l’amour est au Tabernacle !
Serait-il possible qu’on jetât un objet inflammable dans un brasier, sans le voir s’enflammer à son tour ?
Se pourrait-il faire que du rapprochement de l’âme avec Jésus, ne jaillisse pas l’amour?
Comment les efforts combinés de l’âme tendant les bras vers Jésus-Eucharistie, et de Jésus Lui-même attirant cette âme, ne produiraient-ils pas des fruits merveilleux de sanctification ?
Mais pour cela il faut pousser les âmes vers Jésus. Il faut leur apprendre, en les initiant aux exercices de la Vie Eucharistique , à penser souvent à Jésus, à L’attirer dans leur cœur par la sainte Communion et à aller se perdre dans son Cœur tout brûlant de charité.
Il faut que Jésus prenne sa place, et la première, dans leur vie. Il faut qu’elles s’occupent de Jésus-Eucharistie ; qu’elles vivent dans sa compagnie, en diminuant les distances qui les séparent des Tabernacles les plus voisins ; qu’elles s’habituent à partager avec Lui leurs joies et leurs peines, et à L’entretenir de tout ce qui les touche, comme on le fait avec un ami que l’on aime et en qui on a confiance.
Il faut, par-dessus tout, qu’elles se prêtent à l’action eucharistique de Jésus et que, par leur fidélité, elles permettent à ce tendre Maître de les transformer en Lui. Ah ! si les âmes laissaient faire Jésus, que de merveilles n’opérerait-Il pas en elles ! Si, de son Tabernacle, Jésus pouvait librement agir dans les esprits et les cœurs, comme la vie serait ensoleillée et comme les âmes monteraient joyeuses et sereines vers les régions de paix et d’amour qui avoisinent le ciel !
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