‹ Près de JésusChapitre 26 sur 28 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

Cotofiûefit Gofieiliep la pensée fréquente de la P^ésenee de Jésus-Eucharistie avec les sollicitudes du siècle

0L est incontestable que la vie de prière et de recueillement est plus difficile dans le monde que dans le cloître. Mais précisément parce qu’il ne s’agit ici que d’une élévation d’âme, d’un simple souvenir du cœur, la chose n’est pas si difficile qu’elle peut le paraître, à première vue, pour les personnes vivant dans le monde et occupées diversement à leurs devoirs d’état.

Se rappeler la Présence de Jésus au Très Saint Sacrement , ce n’est point interrompre ses occupations ni suspendre son travail ; mais c’est simplement arrêter. son esprit un instant, jeter un coup d’œil intérieur sur Jésus, tout en continuant de faire ce que l’on faisait. C’est ainsi que nous pensons à tant de choses qui sont étrangères à l’action du moment, sans pour cela cesser d’agir. La difficulté paraît plus grande, quand il faut

RÈGNE DE JÉSUS-HOSTIE

trouver le moyen de se souvenir. On est attentif à son travail, on en est souvent absorbé, et malgré son désir, on ne parvient pas aisément à se distraire de ce que l’on fait, pour penser à Jésus. Et c’est ainsi que les heures et même les journées se passent, sans avoir pu mettre en pratique sa pieuse résolution.

Disons tout d’abord que, si l’amour était plus ardent, le souvenir serait aussi plus fréquent; et, dès lors, que le grand moyen de penser fréquemment à Jésus, c’est de L’aimer souverainement. Néanmoins, il faut tenir compte des exigences de la vie et de la faiblesse naturelle ; et c’est pourquoi il est fort utile d’user de pieuses industries pour compenser, par ce moyen, les difficultés que l’on rencontre.

Par exemple : l’heure qui sonne, un changement d’occupation ou de lieu, la vue d’un clocher, le son des cloches, la rencontre d’un Prêtre, la sortie et la rentrée d’une maison, etc., etc., peuvent être des occasions de se rappeler la Présence eucharistique de Jésus.

De même, les courtes prières que l’on fait dans le courant de la journée, comme l’angelus ; les prières avant et après les repas ; les lectures pieuses ; et, en général, tout objet de dévotion que l’on voit ou que l’on touche.

Que chacun s’ingénie à trouver les moyens qui lui conviennent le mieux ou lui paraissent plus pratiques. Avec de la bonne volonté et de la persévérance, on finit par prendre des habitudes de piété ; et il n’y en a pas de plus sanctifiante que celle qui consiste à se dire et à penser que Jésus est là, tout près de nous , qu’il nous suit du regard, qu’il travaille et peine avec nous, qu’il assiste à nos combats, qu’il prend part à nos peines comme à nos joies, qu’il vit en quelque sorte avec nous et qu’il nous supplie de vivre avec Lui.

Il y a des âmes dans le monde qui, au milieu des travaux les plus matériels ou des préoccupations les plus absorbantes et parfois les plus mondaines, savent sanctifier leurs devoirs d’état par un recours incessant vers Jésus au Saint Sacrement, soit par le souvenir de leur communion du matin, soit par la simple pensée de la Présence d'amour de Jésus au Tabernacle.

Puisse Jésus multiplier ces âmes pour sa gloire et leur sanctification !

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