‹ Présidence de l'Assemblée législative dans les séances où l'action modératrice ou disciplinaire du Président a dû intervenir, analyse de ces séances ... petites annales contenant la date et l'indication sommaire des faits contemporains intéressant le régime constitutionnel de 1824 à 1853Chapitre 30 sur 120 · X. Le 31 juillet, par 342 voix sur 540 votants. ii · texte numérisé non relu

X. Le 31 juillet, par 342 voix sur 540 votants. ii

XL Le 5 novembre (après la prorogation), par 371 voix d

sur 582 votants.

Ces nouvelles élections, réunies aux précédentes f for- w ment en tout treize élections comme député, et dix-neuf B élections à la Présidence 1 II n'est arrivé à personne, sous B aucun gouvernement, d'être élu avec autant de persévé- » rance. „

Cette carrière nouvelle de la Présidence, ouverte à Jl M. Dupin sous la République, ne sera pas pour lui la *

moins honorable, et elle aura été certainement la plus y

laborieuse et la plus pénible de toutes celles qu’il a par- & courues. »

La composition de cette Assemblée, en agglomérant sons n le titre de parti montagnard un certain nombre de dé- * putés, violents, emportés, quelques-uns sans éducation ni * usage du monde, manquant de la politesse la plus ordinaire , saisissant toutes les occasions de manifester [es opi- ”

nions les plus excentriques avec des formes qui ne l'étaient ”

pas moins, a été pour le Président Dupin une occasion 39 de luttes incessantes, soit pour rétablir l'ordre et mainte* *

introduction.

it air le Règlement, soit pour redresser les fausses maximes, \i mettre eu relief les mauvaises tendances, remplacer partout autant qu'il Ta pu le faux par le vrai, et faire prévaloir la moralité des doctrines conservatrices de Lordre social m toutes les tentatives d’y substituer des principes dV jï rtarchie et de désorganisation.

A la suite d'une série d'articles publiés par la Gazette des triinmaiix sous le titre de Revue parlementaire, on trouve dans le numéro du 24 août 1850 une appréciation des qualités déployées par M* Dupin dans l'exercice j x de cette Présidence.

laissons parler le rédacteur : a A M. Jules Favre comji mence et finit l’éloquence parlementaire du parti monlajf * gnard. Aller an delà , ce serait courir de gaieté de cœur

is » Je risque de tomber dans les excentricités révolutionnai-

> » rés de MM. Nadaud, M aigue, Miot, Valentin ou Charles

» Lagrange. Mieux vaut revenir sur nos pas et tourner un à » instant nos regards vers ie fauteuil où siège l'homme

la * éminent qui, depuis l'ouverture de la session, préside

is 15 avec tant de fermeté, de vigueur et d’esprit l’Assemblée

a législative. Pour ne jamais plus aborder la tribune où sa jj parole avait autrefois tant d’éclat et: d’autorité, l’honos * râble M. Dupin n'en est pas moins, en eiFet, un des orateurs les plus éloquents, les plus redoutés et les plus ti ” infatigables de 1*Assemblée. M. Dupin ne fait pins de * discours, mais il donne des avertissements et des leçons ; w A éclaire les questions obscures ; il défend avec une verve t » admirable contre les soulèvements furieux de la montau >J g ne le calme et la dignité des délibérations; il cloue les

- * interrupteurs sur leur banc par la vivacité et Là-propos

INTRODUCTION

» de ses reparties; il triomphe, à force de bon sens et de » raison, des violences les plus opiniâtres et des clameurs p les plus systématiques; il monnaie en fin avec une profu*

» sion sans égale son éloquence et son esprit, u j

Une analyse de quelques séances, relevée sur le Moniteur, peut seule en donner une idée. G'est aussi le travail que nous avons entrepris. Nous reproduisons les faits, et s

nous les laissons parler : — O mari res ipsa vetat , J

contenta docevL

Après avoir lu ces relevés extraits du Moniteur, on comprendra que M. Dupin, an moment où il venait de 1 cesser ses pénibles fonctions, ait pu se rendre à lui-même (dans sa lettre du 23 janvier 1852) ce témoignage qui ne \ sera démenti par aucun homme de bonne foi : * Gomme J » Président de la dernière Assemblée, je me suis tenu sève*

» rement en dehors de l'action des partis et de leurs fu~

» nestes divisions , me bornant a maintenir, autant qu’il , » dépendait de mes forces Individuelles, les doctrines » morales et légales sur lesquelles repose Tordre essentiel » des sociétés civilisées. »

de

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