‹ Présidence de l'Assemblée législative dans les séances où l'action modératrice ou disciplinaire du Président a dû intervenir, analyse de ces séances ... petites annales contenant la date et l'indication sommaire des faits contemporains intéressant le régime constitutionnel de 1824 à 1853Chapitre 57 sur 120 · Troubles k Paris · texte numérisé non relu

Troubles k Paris

— Plaintes. — La Cour royale évoque 1 3 instruction et commet son premier président pour la diriger.

24 et 23* — Elections des collèges de déparlement — On cherche à s'y prévaloir des troubles factices de Paris pour amortir l'élan des électeurs*

Décembre. — Un journal annonce que « T abbé Gallay, » jésuite, nouvellement préposé comme directeur du coli? lége communal de Perpignan, a fait briser à son arrivée et » jeter dans la rivière tous les plâtres et toutes les jhvures » destinés à l'école de dessin, et représentant F Apollon » Venus, le Gladiateur , FAutiuoiis (en buste) ; en torse on « l’eût peut-être respecté* Le barbare ignore que les origb a naux sont à Rome. »

Le collège municipal, à la majorité de 18 voix contre 2 rmetle vœu « que ledit abbé Gailay doit être obligé , dans »ie plus bref délai, de remplacer les objets détruits ou 0 4 ün P a y^ la valeur* L’abbé refuse , déclarant ne pas re~ w comaï&Œ rautorité civile # »

— Contrafatto, prêtre sicilien, condamné à l’exposition et a la marque pour attentat à la pudeur, publie un mémoire en laveur de la censure.

Décembre 21* — Le Constitutionnel rend compte de la brillante réception faite par les électeurs de Mamers a leur député*

— Don Miguel passe quelques jours à Paris.

— M. de Corbière va en Bretagne pour sa santé*

^24.—Saisie de la lettre de Cauchois Lemaire à S. À , Royale Mgr te duc tV Orléans sur la crise actuelle. Cet imprudent écrivain conseille tout uniment au prince de se mettre ouvertement ù la tête d'un parti.

31. — Visite des grands corps de FÉtal au roi k Toccajon du nouvel an. Discours du garde des sceaux blessant \mir la magistrature. Il ne paraît dans le Moniteur qu’avec quelques suppressions. ^

Autres discours meilleurs. — Petit conte de M. Barbéta bois au duc de Bordeaux.

Le roi répond à M. Séguier : « Rendez justice à tout le

» monde. C’est ce que je désire, c'est ce que je veux, c'est » aussi le moyen le plus sûr de mériter mes bontés, »

Au président du Tribunal civil : « Rendez justice à toni » le monde ; faites exécuter la loi , »

Au président du consistoire : <r La protection que \% » corde à mes sujets s'étend sur toutes les commit mous qui » existent en France. »

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Janvier 4. —Changement de ministère. — Portalis à la justice, la Ferronnays aux alfaires étrangères, de Caux à la guerre (le Dauphin aura la présentation des emploisucanls dans Tarmée), Martignac à l’intérieur, de Saint-Cricq pour le commerce et les colonies, Roy aux finances. Liasi met ion publique est séparée du ministère des affaires ecclésiastiques , ainsique l'administration des cultes noue* thoiiques,

— Ordonnance qui nomme pairs de France les comte* de Villèle, Corbière et Peyronnet!.,.

— M. de Belleyme, procureur du roi, est nommé préfit de police à Paris, et promet qu'à P avenir la police sen constitutionnelle et n emploiera que les moyens légat « Je veux, dit-il, laisser un nom honorable à mes enfarils.:

—La place de directeur général de la police est supprimée.

— L’intervention des trois puissances est rejetée à Corn stantinople. Leurs ambassadeurs quittent cette capitale,

— On rend à Hyde de Neuville son traitement ; à Lm telle, sa pension littéraire ; àMtchaud, sa place de Iecleor du roi. On offre à Vdlemain de le réintégrer dans ses fou: lions de maître des requêtes.

16,— Circulaire du garde des sceaux aux premiers pr& dents et aux procureurs généraux, À l'avenir, on ne m sultera qu'eux pour les places à donner dans Tordre judiciaire.

— Choix d’une commission pour examiner la législatif sur les conflits.

20,—Autre commission pour indiquer les moyensé faire rentrer les écoles ecclésiastiques dans les limites gales,

Février 1 er . — {Jour de Saint-Ignace.) Le ministre fc finances, comte Roy, ferme aux postes le bureau dit b reau du roi sous Louis XIV, et où Ton violait le secret Ht lettres (cabinet noir).

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— Vafimesnil est nommé grand maître de rUniFersite avec seance au conseil*

Quelques jours plus tard il est fait ministre secrétaire d’Etat,

— On reçoit le discours de la couronne d'Angleterre à 1 ouverture du Parlement, L'événement de Navarin y est qualifié de sinistre... On y parle du Turc comme d'un anétnüllié de l*Angleterre.

S. — Séance royale* Discours du roi. Celte phrase * « Le ! * combat imprévu de Navarin a clé à Ja fois une occasion * Jî e ffïoirc pour nos armes, et le gage le plus éclatant de » 1 union des trois puissances 5 » — a été accueillie avec une satisfaction generale, par amour pour la cause des Grecs autant que par antipathie contre T Angleterre et le ministère présidé par Wellington.

IL — Arrêt qui confirme la condamnation de Cauchois Lemaire a treize mois de prison pour sa lettre au duc d'Orléans sur la crise actuelle *

20 , — Manifeste de la Turquie contre les puissances chrétiennes*

— Candidature pour la présidence de la Chambre.

R avez et la Rourdoùnaie sont écartés. Les cinq candidats sontMalot, Hyde de Neuville, Royer-Collard, Gauthier et G* Ferier*

— Royer-Collard 4 est nommé président,

28. — Commission pour rédiger un projet de loi pour 1 organisation de Y administra lion départementale et des communes.

Mars 5. —Hyde de Neuville, ministre de la marine, et leveque de Beauvais T ministre des affaires ecclésiastiques, 8 , — Adresse de la Chambre au roi, remarquable : 1 ° en ce qu on y blâme le déplorable système suivi par l'ancienne administration ; 2 * en ce qu’on y demande des lois organiques de nos institutions*

v jÎT.K niijiistrc des finances (Boy) révèle un arriéré ou déficit de plus de deux cents millions,

TT Annonce que l'empereur de Russie a donné à son armee 1 ordre de passer le Pruth.

S3, — ()n apprend que le parti apostolique a excité des mouvements a Lisbonne pour proclamer l’infant don Miguel tqi absolu (quoique, de droit, il soit simplement régent au nom du roi),

la Quotidienne de France, achetée peu de jours au para-

PETITES AHNALES.

vant par la Congrégation de France, avait prédit eet évênt* ment.

— Réunion de 8 à 001) électeurs de Paris au Sa ton Mars , pour convenir de leurs candidats,

— Ordonnance du roi, sur le rapport du garde 4 sceaux, qui soumet le trésorier du sceau des litres à taCton des comptes.

Avril 5, — Arrêt de la Cour royale de Paris sur les troubles de la rue Saint-Denis dans les journées du 19 mi novembre*

9, — Syriès de Marinhac, député de la droite, rappel Tordre, à la requête de la gauche, pour avoir ditgue Je ni: beaucoup d'ennemis en France .

12. — Anniversaire de la rentrée du roi. Discount Royer-Collard : « Il salue la légitimité , cette vivante k: du droit , de F ordre et de la paix, »

Séguier : « La magistrature, autrefois plus grande,et:

21. Ordonnance sur l'instruction publique qui enlâ aux évêques le pouvoir absolu qu'ils avaient sur les inslili leurs primaires.

22, Élections de Paris : quelques choix déplaisent.

27, — En remplacement du duc de Rivière, on nomo

pour gouverneur à M. le duc de Bordeaux îe baron de b mas, membre de l’ancien ministère, malgré l’avis dunt veau. Cette nomination inquiète. Elle semble mena l’existence du ministère et marquer un retour vers Tanm Mai, — Mort de M, Desèze, premier président de liftt de cassation, défenseur de Louis XYL 10. — La commission chargée de l’examen des 4: secondaires ecclésiastiques tient sa dernière séance à b chevêehé. On y traite la question de l’illégalité des je&ii comme chargés de la direction des petits séminaires, C: membres [Y archevêque de Paris, celui d'Àlbi, le comte, la Bourdonnaie, Alexis de Koailles et de Courville) i d'avis que l'autorisation des évêques suffit pour val l'existence des jésuites en France et la rendre légale. Ûï tre autres membres (MM. Laine, Mounier, Séguler ettow pensent au contraire que l'existence des jésuites en Frcv comme congrégation est illégale, et que icur intrusionJ ü S a direction des séminaires est un anus de plus; car M résulte que les évêques s'élèvent au-dessus de la loi m prince , en autorisant ce que la loi défend et en prote^ ce que le prince même n’aurait pas le droit d'autoriser

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