Gley, loc. cit., p
3. Maurice Villaret, Saint Girons et Jacquemin Guillaume, Société de Bivlogie. Paris, 15 janvier 1921.
Sur plusieurs sujets que nous avons eu l’occasion d'étudier avec M. Grellety Bosviel dans le service du D: Aubertin à Saint-Louis, nous avons pu constater des chiffres analogues.
Mais pour avoir des résultats exacts, nous insistons sur la nécessité de réaliser une horizontalité parfaite du sujet, la flaccidité complète du bras sur lequel on opère. Car si on élève légèrement le bras du sujet, on voit la pression veineuse s’abaisser. Au contraire si l’on abaisse le bras, la pression veineuse augmente d’une façon notable. De même le moindre effort local musculaire, une marche prolongée et rapide font monter la pression veineuse. D'où la nécessité pour un malade qui vient consulter de le faire étendre cinq à dix minutes avant de procéder à la mesure de la pression veineuse. Ces données physiologiques ont été contrôlées par Leconte et Yacoël qui concluent « Qu à l’état normal, chez les sujets indemnes de toute lésion cardiaque ou autre, la tension veineuse au niveau du pli du coude est 14 chez l’homme et 12 chez la femme ».
Ainsi nous pouvons modifier les chiffres donnés par Claude pour lequel le chiffre moyen de la pression veineuse est 17 et de Cunéo qui doune comme normales des pressions veineuses de 18 à 30 centimètres cubes. Maintenant que nous possédons ces données générales, étudions de plus près les phénomènes intimes qui régissent la pression veineuse. Pour les physiologistes, cette pression, à l’état normal est conditionnée par plusieurs facteurs à savoir :
1° La vis à tergo ou le restant de l'impulsion cardiaque ;
> L'action de la pesanteur;
3 Le contraction musculaire ;
4° Les battements artériels ;
5° L’aspiration thoracique.
Enfin, si l’on compare la pression veineuse à la tension artérielle on voit qu’à l’état physiologique la première représente la treizième partie de la seconde. Mais comme dans notre méthode la première est enregistrée avec un manomètre à eau, alors que la seconde est exprimée par une colonne de mercure, il s'ensuit que finalement l'une et l’autre seront représentées par un même chiffre ou à peu de chose près. L'étude de ces deux pressions à l’état physiologique montre qu'il existe un parallélisme constant entre la pression veineuse et la pression artérielle, la première suivant d’une ou de deux divisions près la pression artérielle maxima.
Pour terminer, nous ajouterons que les recherches de M. Villaret ne se sont pas arrêtées uniquement à la mesure de la pression veineuse prise au membre supérieur,/mais qu'il étudia comparativement la pression veineuse du membre supérieur et du membre inférieur. Avec ses collaborateurs MM. Saint Girons et Grellety Bosviel il rechercha aussi les modifications de la pression veineuse par le réflexe oculo-cardiaque (1). \
1. Maurice Villaret, Saint Girons et Grellety Bosviel, Société de Biologie, Paris, séance du 13 mai 1922, pp. 1006-1007,