‹ Pression Veineuse au Cours de l'AsystolieChapitre 38 sur 39 · FT. À. 16/10. P. V · texte numérisé non relu

FT. À. 16/10. P. V

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Malgré les conseils le malade n’a suivi aucun traitement depuis et revient consulter deux mois après avec :

Dans ce cas, le chiffre de la pression artérielle figée pour ainsi dire, contraste d’une façon manifeste avec celui de la pression veineuse très élevé, en même temps que le syndrome asystolique traduit la déroute cardiaque. Nous croyons cet exemple particulièrement interéssant pour montrer combien les renseignements fournis par la pression artérielle sont souvent décevants au cours de l’asystolie.

Cher le deuxième malade (obs. XXII) nous trouvons avant la saignée.

Après une saignée de 450 grammes.

Dans ce cas encore, l’amélioration se manifeste surtout par la chute de la pression veineuse qui de 22 descend à 15, alors que la pression minima marque une baisse d’un degré et demi.

Déjà plusieurs auteurs ont montré que l'examen de la pression artérielle au cours de l’asystolie et son traitement ne donnait parfois aucun renseignement. Citons à ce propos les paroles de Gallavardin : «Dans l’état actuel de nos connaissances il ne semble pas que les constatations sphygmomanométriques sont d’un grand secours dans les indications de la médicalion digitalique ».

Par contre nous pouvons conclure que là où le

LD EE syndrome asystolique est très marqué la pression veineuse mesure le degré de stase, là où au contraire il est juste soupçonné elle vient confirmer le diagnostic et chez les malades traités, ses modifications permettront de porter un pronostic.

Signalons encore un avantage de la mesure de la pression veineuse sur celle de la pression artérielle : ce sont les cas des subasystoliques qu’on voit pour la première fois. On prend leur pression artérielle. On trouve un chiffre que souvent il serait difficile de savoir d'emblée si réellement il y a élévation de la minima ou abaissement de la maxima, de savoir en somme s’il sagit d’une tension normale ou pathologique. |

Par contre, la pression veineuse dira s’il existe réellement une augmentation de la stase périphérique. Dès le début on saura l'importance de l'obstacle dressé sur la voiede l'ondée sanguine. Et si ce malade est soumis à l’action des tonicardiaques, on pourra suivre ,au jour le jour l'importance de la tâche à fournir par le cœur et la façon dont-il secomportera pour lever l'obstacle périphérique. Des chiffres précis, avec des écarts très grands, mesureront l’amélioration ou l’aggravation de la maladie.

Enfin,nousarrivonsaux conclusions de ce chapitre.

Après cette longue exposition, nous voyons que l’étude de la pression veineuse doit marcher de pair avec celle de la pression artérielle.

Il est incontestable, comme nous avons vu, que les chiffres donnés par la pression artérielle ont dans

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bien des cas une grande valeur, Mais nombreuses sont les observations où comme le dit Gallavardin, l'étude de la pression artérielle dans les cardiopathies valvulaires et états asystoliques n’a qu’une importance séméiologique restreinte. Les variationsde la pression artériellesont minimes et de plus elles se manifestent « lorsque depuis les signes physiques jusqu'aux symptômes fonctionnels tout crie la déroute cardiaque ».

C’est ainsi quele plus grand nombre de nos observations nous enseigne qu'alors que la pression artérielle ne nous donnait aucun renseignement sur le fonctionnement du cœur au cours de l’asystolie, la pression veineuse par contre nous permettait de dépister les asystolies frustes, de mesurer le degré de l’asystolie confirmée et même de suivre l’évolution

de cette affection au cours d’un traitement.

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