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Prétendue pluie de Pierres en Russie

Los résines sont pour la plus grande pari crislallisables ; la matière soluble dans le sulfure de carbone est au contraire amorphe; elle ressemble extraordinairement à du caoutchouc purifié, et, chose vraiment curieuse, elle est, une fois séparée des résines, aussi infusible (pie celles-ci dans l’eau chaude. C’est donc seulement le mélange (pii jouit des qualités plastiques particulières à la gutla-percha. C’est là une observation assez curieuse sur laquelle je tenais a insister, en faisant connaître l'origine et les principaux caractères du Chiïté.

Prêtes in /; vi.rn: de pierres e\ IUssii:.

pau M. Stamslas IIeumkr.

Pendant un voyage de Saint-Pétersbourg à Nijiiy-Novgorod, je fus informé que, d'après des récits six fois séculaires, le pays que je traversais avait été le théâtre d'une pluie de pierres absolument exceptionnelle. Le 20 juin 1290. les habitants d’Oustiougue-le-Grand , dans le Gouvernement de Wologda, virent le ciel s’obscurcir jusqu’à produire la nuit en plein midi : des détonations formidables et des lueurs fulgurantes incessantes donnèrent aux témoins l idée de la lin prochaine du monde. Dans ce moment suprême, d’après le récit que toutes les mémoires ont retenu dans la région, ou eut recours à l'intercession de Prokopi, et celui-ci pria la Providence avec une telle ferveur qu’un miracle se produisit : la nuée menaçante, modifiant son premier itinéraire, se détourna de la ville et alla crever à vingt-cinq kilomètres de distance dans un point où est maintenant le petit village de Catoval (1) el qui était alors parfaitement désert.

Quand, revenus de leurs terreurs très légitimes, les habitants visitèrent la localité éprouvée, ils trouvèrent la forêt absolument saccagée, les arbres brisés et le sol couvert d'innombrables blocs de roches arrondis et souvent noirâtres. Aussi nul n’hésita-t-il à croire que ces pierres ne fussent tombées des nuées et qu'elles n'eussent été primitivement destinées à écraser Oustiougue et tous ses habitants : le souvenir reconnaissant pour l'inter-

tR Je dois de très vifs remerciements à notre savant bibliothécaire M. Deniker, qui n bien voulu me donner la traduction de plusieurs textes russes qui m’ont été fort utiles.

cosscnr en a fait saint Prokopi, patron très vénéré encore «le tonte la région.

On conçoit qu’un semblable récit piqua vivement ma curiosité et que je cherchai à avoir sur le phénomène le plus de renseignements possible. Or, je fus servi à souhait : le savant conservateur des collections de l’Institut des Mines à Saint-Pétersbourg, M. Melnikolf, me communiqua une brochure qu’il avait publiée en russe sur ce sujet, et le Ministre de l'Agriculture et des Domaines, S. E. M. A. \cnnoloff. me témoigna son amitié en faisant prendre pour moi, malgré des ditlicultés très sérieuses, des photographies tirs intéressantes, donnant des \ues du pays, certains blocs conservés à part et de très vieilles icônes peintes sur bois où le miracle est représenté.

M. Yermoloff 11e s’est pas borné là et je lui dois aussi une collection d’échantillons des roches qui se présentent en blocs si nombreux sur le sol de Caloval et sur une surface de plusieurs kilomètres de largeur.

Je dois dire que je fus fortement désappointé de n’y trouver «pie des roches d’origine terrestre : outre des silex plus ou moins meuliérifornies et une scorie de four à fer qui doit être fort ancienne, ou y voit surtout des micaschistes et avec eux du quartz filonien et des eu H tes .noires à feldspath arborisé. On y voit aussi des roches remarquables sur lesquelles M. Brogger a appelé l'attention sous le nom de grovudite, et qui sont formées par un mélange de microcline, d’albite et de mica avec le minéral pyroxénique d’un vert d'herbe qui est connu sous le nom d’ægyriue.

Ces roches n’appartiennent pas an sol en place du Gouvernement de Wologda «pii esl établi sur «les couches carbonifères et permiennes. Les gisements les moins éloignés sont en Finlande et en Scandinavie et on doit rattacher leur présence aux circonstances décrites sous le nom de phéuomène errainpie du Nord.

Cette constatation, bien qu’elle nous prive dVchautillons météoriliques qui eussent été fort précieux, ne diminue pas l'intérêt de la légende qui témoigne sans aucun doute «le l'apparition de quelque imposante manifestation météorologique d’intensité anormale. La question reste de savoir si «les pierres sont à ce moment tombées des nuages — pierres <jui auraient d’ailleurs été enlevées du sol en un point plus ou moins éloigné par une trombe, et qui se seraient mêlées aux galets erratiques.

On peut rappeler à cette occasion que de semblables pluies rocheuses ne sont pas sans exemple. Pour ma part, j eu ai étudié une qui avait eu pour théâtre une localité du département de l’Aube. Le (i juin 1891, le sol de Pel-et-Der fut recouvert de milliers de pierrailles calcaires de deux à trois centimètres cubes et qui, d'après mes études, avaient été arrachées à un gisement distant d’au moins 100 kilomètres à vol d’oiseau fl/ .

On ne voit pas pourquoi des pierres plus grosses encore 11e pourraient

t 1; Comptes rendus de VAcadémie des sciences, t. CYIII, p. 100, séance du i 3 juillet 1891.

pas être «le même enlevées dans les airs puis précipites sur le sol après un Lrnjet plus ou moins prolongé.

Mais il y a line autre supposition à faire et bien plus vraisemblable: c est <pi‘i] n est pas tombé de pierres à Caloval. La région étant évidemment peu fréquentée et peu connue, quand on s’y rendit après l'orage et < I if <m y vil la forêt saccagée,l'attention se porta tout naturellement sur les blocs et il sembla Lors de doute de leur attribuer une origine atmosphérique. Le serait simplement la rép< lilion,en [dus grand, d’une erreur commise chaque jour : à chaque instant, on apporte au laboratoire de (îéologie. et de la meilleure loi du monde, des blocs varies qu on assure avoir vu tombera la suite d'un météore lumineux. Toujours on explique l’iliusion par la tendance naturelle à rattachera la chute de la foudre la présence d’une masse gisant sur le sol avec des caractères (pii paraissent un peu spéciaux. Je sais bien (pie c’est rééditer la lin de non-recevoir que Lavoisier a opposée si malencontreusement en 17118 à la réalité des chutes méléoritiques: mais cette Ibis nous avons, comme contrôle de notre opinion, la nature lithologique des masses ramassées qui coïncide avec celle des roches terrestres.

Kn tout cas, la légende de saint Prokopi mérite d’être classée parmi les documents historiques concernant le phénomène niéléoroliliqiie.

\hiEims ur J/é ta m 0 HP u os h s i)'u\ii Viénwt: oies i:\vinn\s />/*; 1//; 1 /r:o, r\n L.-(i. Sia II VT.

(Laiïoiiatoirks dis MM. li:s Phokksski iss Mii.m: Kdwards et Boi.v ii:h. )

La Capucine est une des plantes qui réussissent le mieux dans les jardins des environs de Mexico; les Heurs sont visitées et fécondées par les Oiseaux- Mouches; les feuilles sont dévorée-; par les chenilles de deux Lépidoptères; les mies vivent sur la face inférieure de la feuille, et sont très nombreuses; il l’éclosion, elles donnent un Microlépidoplère; les chenilles qui vivent sur la face supérieure sont celles qui vont nous occuper ici : ce seul, d après la détermination de M. Poujadc, les larves du Viens elodia lloisduval.

La chenille du Viens clodin est assez rare; ou ne la trouve, bien entendu , que pendant la saison humide (juin, juillet et août): sa couleur generale est du même vert que la face supérieure do la feuille; une bande d un beau jaune vif court latéralement, dans toute la longueur du corps, a la bauleui de la ligne des stigmates; ceux-ci, au nombre de 11 oui paires, dont une prolhoraciqiie, les autres étant sur l’abdomen, sont situés sur celte bande jaune. Il existe (m outre, sur les faces dorsale et latéro-dorsale de chaque segment, quatre bandes jaunes transversales très étroites reliant l“s deux bandes latérales; la chenille est ainsi très brillamment colorée. La tele cl les trois segments du thorax sont couverts, sur leur face dorsale, de nom-

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