‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 14 sur 204 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Nous avons eu, depuis les jours de notre .Séminaire. Bue pensée dominante : < Jésus-Christ est, en même « temps et également, Prêtre et Hostie, — Prêtre de son Sacrifice et Hostie de son Sacerdoce. — En lui, Prêtre et Hostie, c'est tout un. — Il est donc naturel de con- « dure que le Prêtre, que Jésus-Christ fait participant « de son Sacerdoce, est fait aussi participant de son état « d'Hostie. — La grâce du Sacerdoce doit être avant

• tout et nécessairement une grâce d'Hostie. — Un Prêtre, qui ne serait que Prêtre et non Hostie, ne serait

• pas complet. — Il remplirait, en vérité, un ministère i sublime et saint; mais il n'aurait pas, en lui-même, les

dispositions surnaturelles qui répondent â l'honneur de ce ministère. — Pour qu'il devienne tel que Ji - s, souverain Prêtre et parfaite Hostie du Père, le veut, il faut que le Prêtre soit autant Hostie qu'il est Prêtre -.

est la pensée et c'est la conclusion qui nous occupaient Nous devions l'une et l'autre à la lecture des

1 I»>- la première édition, 18S6,

* Il m1 bon de remarquer que cea réflexions de l'Auteur but le Sa* erdoce, trouvent en effet dam lei Ritolutioni <\>- ta retraite d'Ordination, !•■ 17 décembre, 1853, NoU de l'éditeur.

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ouvrages «lu vénérable Fondateur de Saint-Sulpta particulièrement de Bon admirable Trait, de* Saints Ordres. Et noua reconnaissons que cette doctrin» haute et >i simple a la fois, a été, en ces jours heureux »tre jeunesse cléricale, la cause <1<- profondes consolations spirituelles.

Mais, une telle vue but le Sacerdoce de Notre -

,! oe pouvait être ni isolée, ni Btérile. lài réalité, le Sacerdoce de Jésus-Chrisi i. seulement communiqué aux Prêtres, il est dans toute Il est dans les Prêtres, d'une mani< :iale,

«•h vertu d'un Sacrement qui imprime en eux un caractère ineffaçable, <"t «i ni a pour objet le Sacrifice du < et du Sang de Jésus-Christ ; mais, U est aussi dans tous d vertu de la grâce de leur Baptême. Nous vons, par l'enseignement fréquent <!«• l'Ecriture et Docteurs1. Tout chrétien est Prêtre, nos point pour offrir d'office le < lorps et le S Christ; mais il est Prêtre, parce qu'il est fait partie) pant, par !<• droit de son Baptême, <1«' cette divine < >bla ti'.n. y concourant de diverses manières; et il est Prêtre, afin <!<• B'offrir lui-même en Victime, en union avec le

flee de JÉsi s-Christ, devant la Majesté du I i n Baptême l'a l'ait autant Victime que

PRÊFÀ< I. XXV

Prêtre : cette grâce sanctifiante est foncièrement une grâce de Victime.

Comnit'iit est-il vrai que la -race reçue au Baptême est un»' grâce de Victime ?

C'est, parce que la grâce sanctifiante, qui nous est donnée par le Sacrement, estime participation à la grâce Sanctifiante de l'Homme-DiF.u *, et que cette grâce du Fils de DiF.r incarné est une grâce de Victime.

Mais, comment encore est-il vrai que la grâce du Fils de Dieu, est une grâce de Victime?

C'est, parce que Jésus-Christ « n'a été sanctifié 2 que pour être Victime; son état de Victime étant la condition dans laquelle et par laquelle il a rendu à son Père toute la gloire qui lui était due, et procuré â nos âmes tout le bien dont elles avaient besoin ^

C'est pourquoi, tout chrétien, « recevant delà plénitude de la grâce de Jésus-Christ 4 » et vivant de sa vie, est Victime.

Ft pareillement, par une conséquence aussi rigoureuse, tout Religieux, obligé, en vertu de la profession des

1 De là cette parole de saint Augustin : Efl gratiâ tit ab initio fidei bujb homo quicumque Chrifltianus, quâ gTatifl Homoilleali initie tuofactua eal Chrutus. — Dt prœdi si in ni. Sanctorum. cap. xv.n. 81.- PatroL la t.. t. XI. IV. -j. - Bossuet traduit: La même grâce qui a fait J.-C. cotre Chef, a fait tons 866 membres. ■ -Méditation* wrV Evangile, - la Cène, 2< partie, i.xxnr jour (et derniei : Quem Patei sanctificavit - Joann. x. 86.

thèse esl dans les ouvrages dont nous allons parler. On la retroudans «•••lui ci, aux chap. iv et vu du Livre I. ■ li' plenitudine ejus omnea dos accepimus, et grattant pro gratùV

mu. i. 16.

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