‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 36 sur 204 · DANS CE MYSTÈRE · texte numérisé non relu

DANS CE MYSTÈRE

ministère d'Aaron el des sacrifices qu'il offrait '. Maintenant que Jésus fait l'action essentielle «lu Sacerdoce, Le Sacrifice, il en recommande L'oblation au Père Lui-même, la rendant agréable à sa Majesté, et est ainsi L'union des actes th.eandriques.du Fils envers Le Père, comme il est l'union de leurs Personnes dans l'éternité. Kt parce que Le Sacrifice «le Jésus-Christ est une action incessante et universelle, soit dans son âme, soit dans son corps (comme nous le verrons prochainement), incessamment aussi L'Espril Saint préside à la vie toute entière. Intérieure et extérieure, de l'adorable Victime : il La dirige, il la soutient, il lui fait opérer l'œuvre de salut et de rédemption qui lui est confiée par le Père. C'est lui qui l'assiste pendant neuf mois, dans le sein de Marie; qui le conduit ensuite à Bethléem, puis au Temple, pour y faire son oblation publique; puis en Egypte où il est violemment jeté comme autrefois le bouc émissaire, figure de son état d'Hostie d'expiation; puis à Nazareth où, pendant trente ans, il lui inspire de faire envers son Père, dans le Bilence de sa solitude, dans l'obscurité et le travail, tant d'actes sublimes de la plus éminente Religion. Au commencement de la Vie Publique, il conduit JÉSUS au dé- Berl '-'. où notre adorable Victime fait, pour L'expiation de dos péchés, la prodigieuse pénitence racontée par les Evangélistes. Quand arrive Le temps de la douloureuse Passion, il l'incline à se soumettre au Père-, et, Lorsque Le divin Holocauste fut accompli sur le Calvaire, L'Esprit Saint en fut « le Feu consumant3 », « coopérant ainsi à vivifier Le momie par la mort de La divine Victime i.

1 Hoc significante Spiritu Sancto, nonâum propalatam mm Sanctorum \i.-im, adhuc priore tabernaculo babente statum~. Heb. tx,8e1 »eq.

r.nn- JesUfl ductUfl est in (liscituiii à Spiritu. M:ittli. îv. 1.

Dette tune ignis consnmeiu eet. Denteron. iv. 24. • 1 1. naine, Jean Chriate, Filii Deî nvi,quiex roluntate Patrie, coopérante

I \ : [ON DU - \i\ 1 r-i-Kii

Maintenant au ciel, où 1«- divin Sacrifice 8e continue éternellement nous le dirons mieux plus tard . L'Esprit Saint est toujours ce Feu consumant II L'est aussi dan-» te

Bce eucharistique, 1«- changement du pain au corps

- S-CHRI8T, et du vin <'n bod sang, étant attribué

par Les Pères à sa divine vertu1. Or ce changement,

par Le Saint-Esprit, dit Bossuet, était cause que ce

Sacrifice était regardé par les anciens P< mmeune

e d'holocauste, c'est-à-dire, comme une Victime con Bumée par 1»- feu; parce qu'en effet Le pain et 1«' vin étaient consumés par Le Saint-Esprit, comme par un feu divin et spirituel; et i iu'on exprimait par cette prière, <i">

>.■ trouve dan- tous Les anciens Sacramentaires, durant l'octave de la Pentecôte, comme on la récite encore aujourd'hui : Nous vous supplions, Seigneur, que les offerts devant votre face soient consumés par i divin, dont les cœurs des Apôtres ont été embras

quifaitdireauP.de Condren, un des hommes Les plus éclairés but ce grand sujet : En quelque état que l'on considère le Sacrifice de Jésus-Christ, soit dans Le sein de la Vierge ou sur la croix, soit dans l'Eucharistie

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