‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 103 sur 234 · Unterredungen mit Talleyrand und Rewbell · texte numérisé non relu

Unterredungen mit Talleyrand und Rewbell

... C'est moins la décision des généraux sur le danger de ravitailler Ehrenbreitstein, et c'est moins l'importance qu'on attache à la cession de Buderich, qui occasionnent le silence que le Directoire garde sur ces deux objets; ce sont plutôt d’autres considérations plus pressantes. J'ai pu m'en convaincre dans la reprise de mes instances à ce sujet. »A quoi nous servira-t-il d’obliger le roi de Prusse dans ses désirs x m'a dit le ministre des relations extérieures. »Que nous en reviendra-t-il ? Nous avons presque la: certitude qu'il travaille bien plus à prolonger la guerre contre la République qu'à lui donner la paix, et qu'il espère d'en

1) Cela prouve à la vérité que le Directoire ne se croit pas en état de recommencer les hostilités avec avantage, mais cela ne prouve nullement qu'il veuille la paix. (Ranbbemertung von Haugwiß.)

2) Bergl. Häuffer 2, 187.

Erlaf an und Berichte von Sanboz-Rollin. 259

retirer de grands avantages; les discours et les actions de ses plénipotentiaires à Rastatt pour entraver la pacification de l'Empire le prouvent suffisammente. Irrit& de ce soupçon, je voulais savoir de lui en quoi consistait sa certitude. Tout se réduisait à de misérables soupçons. »Vous avez pu juger des dispositions favorables du Directoire pour la Prusse, m'a dit le sieur Rewbell, et combien elles avaient pour objet l'agrandissement de cette puissance. J'y étais, pour mon personnel, fort attaché: cependant celle-ci n'a point paru lui en savoir gré. Sans se coaliser dans la guerre contre la République, elle s’est coalisée d'une autre manière : elle a pris des engagements avec Vienne pour écarter le Directoire de s'immiscer, après la paix de l'Empire, dans les arrangements intérieurs de l'Allemagne, et nommément dans les sécularisations!); engagements d'autant plus surprenants, qu'il était bien plus de l'intérêt du roi de Prusse de s'entendre avec nous sur l'article des sécularisations que de nous en éloigner. Le Directoire ne peut pas condescendre aujourd'hui à ses désirs sur Ehrenbreitstein et Buderich, sans favoriser les combinaisons hostiles de l'Autriche. Il ne voit aucun moyen de concilier tout cela que de séparer ces objets de la négociation de l'Empire. Une demande isolée de Buderich et du péage d’Elsfleth réussirait infiniment mieux ...

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