‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 105 sur 234 · lUnterrebnng mit Rewbell · texte numérisé non relu

lUnterrebnng mit Rewbell

Vorftellungen von Sandoz bei Rewbell wegen des BVBerfahrens gegen Piemont. Rewbell m'écouta sans aucune espèce d'impatience. Sa réponse fut de me dire: »le Directoire n’a aucun reproche à faire au roi et à la reine de Sardaigne: leur conduite n’a jamais élevé aucun soupçon défavorable; mais il n'en est pas de même de celle du duc d'Aoste à notre égard, et il est difficile de nourrir plus de perfidie et de cruauté. Nous avons la preuve matérielle qu'aussitôt après l'entrée des Autrichiens dans les Grisons, il a fait distribuer 16 mille fusils aux paysans piémontais des frontières. Les ordres ostensibles étaient de les mettre en état de s'opposer aux entreprises des Autrichiens; mais les ordres secrets étaient de faire cause commune avec eux, et de leur fournir les moyens d’exterminer les Français et d'ôter à l'armée d'Italie la possibilité de se soutenir.

»C'est encore là, disais-je, une dénonciation vague et chimériques. »Non, nous avons en main, me dit-il, une lettre de ce prince, qui prouve les faits allégués. Le Directoire prendra un grand intérêt de mettre le roi de Sardaigne et sa famille à l'abri de tout danger, vous pouvez en être convaincu. Il serait de plus très porté à conserver l’organisation actuelle du pays, s'il n'y voyait pas des obstacles sans nombre à surmonter et peu de sûreté pour ses armées; question, au reste, qui est encore à examiner, et à laquelle, pour mon suffrage, j'apporterai une attention scrupuleuse. L’occupation militaire du Piémont est devenue absolument indispensable. Tout dépendra de savoir comment elle sera mise en exécution. A qui la faute présentement, si la guerre recommence? Nous voulions fortement la paix. Nous avons agi dans ce sens, et nous avions même conçu les meilleures espérances d'y réussir . . . Tenez pour certain, en attendant, que la République française, provoquée comme elle vient de l'être, saura se défendre et attaquer à outrance. Il ne sera pas aussi facile qu'on veut le divulguer dans l'étranger de

nous vaincre. Notre armée est redoutable par ses succès passés, et

Berichte von Sandoz.Rollin aus Paris. 261

notre conscription militaire Taugmente de 212 mille hommes. Si les événements de la guerre nous forcent d’appeler la seconde classe, nous porterons nos armées à un état de plus de 500 mille hommes; forces suffisantes sans doute pour résister à toutes les armées qu'on voudra nous opposer. Qu'on le sache bien, interrompit le sieur Rewbell: le Directoire remplira avec une fidélité scrupuleuse tous les engagements qu'il a contractés, et tant que j'en serai membre, je ne permettrai pas qu'on y donne la plus légère atteinte’). Il apprendra à connaitre dans cette guerre qui sont ses ennemis et ses amis, et saura prendre ses mesures en conséquence. Peu de puissances voudront rester neutres au premier échec que nous essuierons; je m'y attends au moins. Ce serait un grand malheur: car l'Europe déchirée et anarchisée resterait sans médiateur et deviendrait la proie de l'Angleterre et de la Russie. Le roi des Deux Siciles usurpe le territoire de Rome, et nous reproche de l'avoir usurpé, comme si nos fautes faisaient son droit. Son royaume sera envahi infailliblement dans un mois de temps, s'il n'est pas secouru promptement ou par la médiation de l'Empereur ou par ses arméese . . .

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