‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 176 sur 234 · Ankunft in Paris. Erfte Einbritde. Politiiche Lage · texte numérisé non relu

Ankunft in Paris. Erfte Einbritde. Politiiche Lage

Me voilà à la fin ici! après bien des retards et des désagréments que m'ont donnés les postes par leur mauvaise volonté de servir les voyageurs. L'insurrection qui venait d'éclater contre la Convention et que j'appris en route ?), me fit ralentir un peu ma marche à mesure que j'approchais de cette capitale, et à mon entrée, le 25 vers le soir, le premier objet qui se présentait à mes yeux, furent 2 —3 guillotines, et une heure après, 19 gensd’armes sur trois charrettes, pour être exécutés à l'instant même. On est actuellement ici comme dans une ville de siège ; partout des troupes, des hommes armés, des canons et caissons, et un camp militaire au milieu des Tuileries, composé des troupes de ligne qu'on a fait venir sous main des armées, et on en fait entrer encore tous les jours . . .

Je viens maintenant au but de ma mission qui, en ces circonstances, sera ralentie de beaucoup par la multiplicité des affaires importantes intérieures qui occupent les Comités jour et nuit. A mon arrivée, j'ai annoncé au représentant Merlin de Douai que j'avais une lettre à lui de son collègue Merlin de Thionville et des dépêches au Comité de salut publie, et que, sachant ses grandes et importantes occupations, je le priais de vouloir bien m'indiquer une heure où je pourrais le voir. Le lendemain, il me donna réponse dont je joins la copie, et ce sera ce soir que j'aurai audience au Comité de salut publie®). Je savais d'avance qu'il ne me recevrait pas chez lui, les membres du Comité étant très circonspects et n'admettant guère d'étrangers chez eux en leur particulier. Il est actuellement dans ces circonstances très difficile de

1) Über riebrid Gervinus vergl. Rante, Garbenberg 1, 14 und 303. Er batte in Folge der Eroberung Hollands durch Die Franzofen eine vou bort bezogene Penfion einge büßt, war bann burd Sermittelung Harbenberg’8 in ben preußifchen Dienft getreten und am 4. März 1795 zum Geb. Legationsrath ernannt. Seine Schreiben, wo nicht anders bemerkt, nad ben Originalen in Harbenberg'’s Nachlaß.

2) Aufftand vom 1. Prairial.

3) Den Bericht über diefe Aubienz f. bei Rante, Harbenkerg 5, 94 fig.

Mai 29.

Mai 29.

uni 1.

394 Erfter Anhang. Urkunden No. 1—4.

voir un député et de lui parler; il faut avoir une grande patience pour se mettre en relation avec eux et épier le moment favorable. Les Comités s'assemblent et travaillent principalement la nuit et s'en retournent le matin pour se coucher. Nos soupçons d'une paix prochaine avec une certaine puissance !) et de la prise de possession d'un certain pays ? me paraissent très fondés. On ne dissimule pas qu'on veut la paix sur le continent; mais il y a à croire que le parti contraire à cette prise de possession est infiniment plus fort que l'autre qui est disposé à y consentir. D'un autre côté on tient encore fortement aux grandes limites, et les idées sont encore très exaltées relativement à ce point, qui trouve des fauteurs dans les différentes parties de la Convention opposées les unes aux autres sur bien d'autres objets, et les grandes limites sont soutenues singulièrement par nos antagonistes, qui se donnent encore journellement la peine de répandre partout que notre paix n'était pas encore véritablement conclue, et effectivement, en route et ici, tout le monde me témoignait des doutes làdessus; je n'y comprenais rien, et je fis tout ce qui dépendait de moi pour les détruire. Le peuple et tous les départements se prononcent hautement pour la paix, et quoique un certain parti de la Convention semble tenir fortement à ses idées de gloire et de conquêtes, il est à croire qu'il sera obligé à se prêter au cri de paix qui se manifeste de tous côtés. On témoignait ici et dans toute ma route beaucoup de joie que j'étais au service du roi de Prusse, et on commence maintenant à croire à notre paix . ..

Là

Beilage.

Merlin von Douai an Gervinus.

Monsieur. Le genre de vie que je mène forcément ne me laissant de libre aucun terme fixe dont je puisse disposer chez moi, ce n'est qu'au Comité de salnt public que je puisse avoir l'honneur de vous recevoir. Ce qui m'a été écrit à votre sujet me présage que ce sera pour mes collègues et pour moi une véritable satisfaction de vous voir et de vous entendre. Vous pouvez vous présenter au Comité ce soir à 9 heures; j'en préviendrai mes collègues, qui d'ailleurs à cette heure-là sont toujours réunis.

Agréez, monsieur, l'assurance de mon dévouement sincère et sans réserve.

Merlin {de Douai).

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