Unterrebung mit Malmesbury
Abbruch der Verhandlung zwifchen Frankreih und England, Aus: weifung Malmesbury 8. Aujourd'hui matin, Malmesbury m'a fait proposer ou de passer chez lui ou de me voir dans une tierce maison. J'ai préféré le dernier parti. Son début m'a étonné: »Sachez, m’a-t-il dit, que j'ai bien plus à me plaindre du ministère britannique que du Directoire; sachez encore que je le publierai à Londres et que je me plaindrai au chancelier Pitt de la mauvaise tournure que le lord Grenville a donnée à la négociation; il a fait retomber sur l'Angleterre tout l'opprobre de la continuation de la guerre. »Mais le sieur Pitt voulait-il décidément la paix% ai-je interrompu. »Il la voulait, j'en suis certaine, a-t-il répliqué avec chaleur, »tout comme je suis certain que la négociation sera reprise en moins de trois semaines de temps. »Cependant le sieur Pitt semble tenir irrévocablement à la restitution de la Belgique, ai-je observé, et ce n’est pas un moyen de paix !« »Il n'y a pas tenu lorsque je suis parti de Londres; on pourrait donc bien y renoncer encore une fois et prendre une autre base de négociations. Résumant avec lui les divers objets qui ont fait la teneur de ses notes et de sa conversation avec le sieur Delacroix, j'ai vu que l'Angleterre rendrait à la France toutes ses conquêtes tant dans les Indes orientales que dans les Indes occidentales; qu'elle se réservait uniquement ou une ile des Antilles ou un dédommagement de l'Espagne pour la cession de Saint-Domingue; et enfin qu'elle estimait la réunion de Nice, de la Savoie et d'Avignon à la France comme un dédommagement suffisant de la guerre qu'elle avait soutenue. »Cette Belgique«, interrompit-il, »deviendra un terrible objet d'achoppement, je le crains; si vous pouviez m'indiquer à qui on pourrait l’offrir, vous rendriez un grand bienfait à l'humanitéc. La question était insidieuse, je l'ai senti, il voulait
Berichte von Sanboy-Nollin aus Paris. 107
que je nommasse la Prusse !). J'ai dit que cette province ne pouvait être offerte qu'à l'Empereur . .. J'ai été témoin: milord est fortement affecté d'avoir échoué dans sa négociation et très certainement il a cru de bonne foi à la possibilité de la faire réussir . ..
80. Ginbrud der Beröffentlihungen über die franzöfifch-englifche Unterhandlung.
... La première impression du départ de lord Malmesbury et de
la rupture de sa négociation a été terrible dans les deux Conseils: on’
blâmait hautement le Directoire de n'avoir pas écouté la demande du négociateur anglais pour un contreprojet; mais cette impression est tombée depuis la publication des pieces qui y sont relatives. On s’est élevé surtout contre l’aveu de vouloir rétablir le stathouder et de renverser la République batave actuelle; prétention qui a été trouvée absurde et insoutenable, et qui, à dire vrai, aurait dû être traitée verbalement, au lieu de la poser en principe ...