‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 62 sur 234 · Gepräd mit Merlin und Rewbel. Talleyranb · texte numérisé non relu

Gepräd mit Merlin und Rewbel. Talleyranb

... Je suis parvenu à conférer avec les directeurs Merlin et Rewbell . .. Je n'ai pas trouvé les deux directeurs aussi affectés que le ministre des relations extérieures semblait le craindre. »Nous plaignons«, m'ont-ils dit chacun à sa manière, »la Prusse de ne pas avoir accepté des offres qui n'avaient pour but que l'accroissement et l’affermissement

1) Die ablebnenbe Antwort Preußens auf die franzöfiihen Allianz: Anträge Häuffer 2, 127; Hüffer 1, 375. Diefelbe ift Übrigens vom 27. September.

Schriftwechjel mit Sanboy-Nollin in Paris. 155

de sa puissance; une simple déclaration de sa part à l'Empereur aurait procuré la paix à l'Allemagne et à l'Europe. Quelle gloire pour la Prusse ! Le temps viendra où celle-ci, connaissant mieux les dangers de sa situation politique, regrettera de n'avoir pas écouté nos propositions et notre alliance . . . L'assistance du roi de Prusse était pressante dans le moment où elle a été réclamée; nous ne le dissimulons pas; c'était celui où l'Empereur aurait pu recommencer les hostilités sans que nous y fussions préparés; le besoin est devenu moins instant, et nous avons la certitude de pouvoir réduire ce prince à la paix par l'usage de nos seules forces« . . .

L'existence ministérielle de Talleyrand est toujours la même que je l'ai dépeinte, c'est-à-dire précaire. Ce serait un phénomène d'esprit et de conduite, s'il parvenait à se soutenir. Tout lui est opposé dans le Directoire; le sieur Barras est le seul qui fasse profession de le protéger hautement; les autres directeurs, j'en suis instruit, ne lui adressent presque jamais la parole. Ce Barras a gagné un certain ascendant par son caractère et par ses liaisons d'amitié avec le général Bonaparte. Le dernier est une puissance en Italie et un héros protecteur en France...

131. Ginbrud der Nachricht vom Abfbiuf des Friedens von Campo Gormio.

. |. Une heure après l’arrivée du général Berthier, le Directoire s'est réuni et est resté assemblé près de quatre heures. On n'était rien moins que d'accord sur les avantages considérables accordés à l'Empereur et qui n'avaient point fait partie de leur ultimatum. L’abandon de Venise était à leurs yeux une tache à la paix. Les sieurs Rewbell et Merlin surtout en ont montré le plus grand mécontentement; mais la majorité ayant décidé que le besoin de terminer cette guerre était devenu impérieux, on s’est déterminé à ratifier le traité}. Comment donc vouloir déplaire au général Bonaparte? Difficilement exprimerai-je à V. M. le contentement et la joie que la proclamation de cette paix a causés dans les deux Conseils et dans le peuple: elle a été extrême. Le Directoire y a gagné de la faveur, et les effets publics y ont gagné du crédit et ont hausse considérablement. »Il n’a tenu qu'au roi de Prusse, disait Talleyrand, »de réduire les dédommagements de l'Empereur à la Dalmatie seule; son consentement à nos propositions aurait décidé le général Bonaparte à s'y roidir« . . .

Bergl. and Hüffer 2, 75.

1) Bei einer jpäteren Gelegenbeit äußerte Rewbell zu Sandoz: »mille fois j'aurais voulu rejeter le traité de Campo Formio, si les circonstances l’eussent permisr. (Beridt vom 5. Febr. 1798.)

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