‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 141 sur 174 · HISPIDAE · texte numérisé non relu

HISPIDAE

Les deux principales formes de cette division sont les R. cinerascens Dmrt. et R. micans Déségl.

Ce que Dumortier a primitivement compris sous le nom de À. cinerascens est une forme de montagnes de l'Ardenne, à folioles assez amples, largement ovales, densément tomenteuses, à pubescence douce, à pédicelles longs, à réceptacles florifères et fructifères arrondis.

A côté du R. cinerascens, viennent se ranger des variations différentes par la forme des folioles et leur pubescence, pour la forme des dents foliaires qui peuvent être larges ou étroites, par la forme des réceptacles qui peuvent ètre ellipsoïdes, par la glandulosité, la villosité ou la glabriété des pédicelles, par la coloration de la corolle, par la villosité des styles. Il y a là tout un groupe de

formes correspondant plus ou moins à des formes des Biserralae-composilae eglandulosae ou glandulosae et qui pourraient fournir matière à de nouvelles créations spécifiques.

Le R. micans Désègl. représente, comme le R. cinerascens, non pas une forme bien délimitée, mais un groupe de variations qui peuvent aisément servir à l'établissement de plusieurs espèces, en s'attachant aux modifications de leurs divers organes. Le À. micans se distingue principalement du R. cinerascens par la villosité de ses ramuscules florifères; or, ce caractère est bien faible, car sur des spécimens authentiques de cette espèce, j'ai pu constater que des ramuscules glabres coexistent sur le même rameau avec des ramuseules velus. D'autre part, j'ai constaté que le R. micans peut avoir les pédicelles florifères complétement glabres. L'auteur de l'espèce lui avait primitivement attribué comme caractère spécifique une corolle d'un rose vif, mais plus tard il a reconnu que le R. micans peut produire des corolles blanches.

La villosité des ramuseules florifères n’est qu’un caractère extrémement secondaire, on peut même dire qu'elle n'est qu’un accident en quelque sorte individuel, qui semble pouvoir se produire indistinctement dans toutes les formes du R. {omentosa.

Le R. mareyana Boullu, que je ne connais pas, parait, d'après sa description, devoir se ranger dans cette division. Il présenterait comme particularité d’avoir au sommet des ramuscules florifères des aiguillons sétacés glanduleux.

Dans les Uniserratae à ramuscules glabres ou velus, il y a des formes à dents foliaires toutes simples, à pétioles églanduleux et à stipules inférieures églanduleuses en

dessous, et d’autres formes à dents simples mélangées de dents doubles, à pétioles un peu glanduleux, à stipules les plus inférieures un peu glanduleuses en dessous. On en trouve même avec les feuilles les plus inférieures des ramuseules florifères pourvues de dents glanduleuses. Un certain nombre de ces formes établissent un passage aux Biserratae. Ces formes de transition existent également entre les Biserratae et les Biserratae-compositae. Il en est des groupes de variétés comme des variétés elles-mêmes; ils se relient entre eux par des états intermédiaires et dans l’un et l’autre cas la délimitation est artificielle.

b. Biserratae.

HISPIDAE.

Je comprends dans cette division le ÆR. dumosa Pug., quoique cette espèce ait été décrite à dents simples, parce que les nombreux échantillons authentiques que jen possède présentent des dents qui sont généralement doubles. Il n'est mème pas rare de trouver des dents munies de deux denticules glanduleux. Autre chose encore est à noter, cest la villosité assez fréquente du sommet des ramuscules florifères et la présence, sur certains spécimens, d'une ou deux soies glanduleuses dans l’entrenœud supérieur. Le R. dumosa a done été incomplétement décrit. Il n'est pas une forme parfaitement délimitée et il représente plutôt un petit groupe de variations affines, qui établissent un passage aux formes que l’on désigne sous les noms de R. subglobosa et R. dimorpha.

A côté du R. dumosa, viennent se ranger diverses variations inédites.

Le R. intromissa Crép., à feuilles inférieures à dents

composées et à feuilles supérieures à dents simples ou doubles, peut aussi bien rester dans cette division que de passer dans le groupe suivant.

Le R. thuringiaca Crép. est, de même que le précédent, une forme intermédiaire entre ces deux divisions. Ses dents foliaires sont doubles, parfois composées, mélangées de dents simples. Comme on le sait, les ramuscules florifères sont velus.

Dans les Biserratae, les pétioles sont plus glanduleux que dans les Uniserratae.

c. Biserratac-compositae.

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