‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 145 sur 174 · HISPIDAE · texte numérisé non relu

HISPIDAE

* FRUCTIBUS OVOIDEIS.

Dans cette division, viennent se ranger des formes assez nombreuses que l'on a rapportées par erreur au R. cuspidata MB. Dans mon herbier, je les ai classées sous le nom de R. pseudo-cuspidata. En s'appuyant sur les modifications qu'elles présentent, on pourrait aisément en faire plusieurs espèces de la valeur de celles qu'on a démembrées du R. tomentosa.

M. Scheutz a rapporté au R. umbellifera Swartz des formes voisines de mon R. cuspidaloides. Parmi les

spécimens qu'il m'a envoyés, on distingue deux formes. Toutes deux ont les folioles très-glanduleuses en dessous, mais l’une d'elles présente souvent à la face supérieure des glandes assez nombreuses. Leurs réceptacles, lisses ou presque lisses, deviennent ovoïdes à la maturité.

** FRUCTIBUS GLOBOSIS.

R. cuspidatoides Crép. — Cette forme que j'ai séparée autrefois du R. cuspidala des auteurs français (vel R. pseudo-cuspidata), se distingue principalement par ses folioles largement ovales, par ses réceptacles florifères et fructifères subglobuleux ou globuleux et par sa corolle d’un beau rose. Il est actuellement représenté par tout un groupe de variations affines qu'on pourrait démembrer.

A côté du R. cuspidaloïdes, on peut ranger une forme que m'a envoyée M. Zabel, provenant du Greisswald, et à laquelle j'ai donné le nom de R. Zabelii. Ses folioles sont extrèmement glanduleuses en dessous et les glandes se propagent à la face supérieure de certaines folioles; ses pédicelles et ses réceptacles sont densément hispidesglanduleux; ses pétales sont un peu ciliés-glanduleux. La forme globuleuse des réceptacles florifères se modifie à la maturité pour devenir ovoide.

Telle est la série des modifications qu'éprouvent les formes ÆEutomentosae du À. tomentosa. Par suite des recherches qui seront encore faites, il est probable que le cadre que je viens de dresser se complétera, c'est-à-dire que l’on découvrira vraisemblablement des Glabriusculae et des Nudae pour les divisions qui en sont encore actuellement privées.

Il est pour moi hors de doute que les créations spécifiques que l’on a faites aux dépens du R. tomentosa, sont tout à fait artificielles ; qu'elles n'ont tout d'abord représenté que des formes individuelles ; qu’elles sont devenues plus tard des réunions de formes plus ou moins hétérogènes reliées entre elles par certains caractères communs, mais qui n'ont pas de valeur spécifique. 11 me parait également incontestable que si leurs auteurs avaient connu l'ensemble des variations du R. tomentosa avant de créer, ils eussent établi leurs espèces sur d’autres bases.

Je crois superflu de m'étendre en longues discussions sur les caractères employés pour étayer ces nombreuses créations spécifiques faites aux dépens du R. tomentosa. Dans toutes les formes de ce type, les caractères essentiels de celui-ci se maintiennent et en constitue en quelque sorte la charpente. Sur cette charpente, sur ce fond commun, viennent se greffer des modifications presque toujours les mêmes et qui sont inhérentes à presque tous les types spécifiques du genre : dents foliaires simples, doubles ou composées ; pubescence ou glabréité; glandulosité ou absence de glandulosité sur les folioles ; folioles amples ou petites; pédicelles lisses ou hispides-glanduleux ; réceptacles ovoides ou globuleux, lisses ou hispides-glanduleux; corolle blanche ou rose; styles glabriuseules ou velus.

Le caractère tiré de la présence de cils glanduleux au bord des lobes des pétales n'est qu’une particularité individuelle.

Quant à l’allure des sépales après l’anthèse, elle est trèsirrégulière; elle varie dans les mêmes formes ct semble être souvent sous l'influence de conditions individuelles.

Les aiguillons, qui conservent néanmoins une forme

particulière, distincte de celle du Æ. canina et du R. mollis, sont sujets à se modifier d’après la vigueur ou la délicatesse des axes, mais les modifications n'ont rien de constant et sont sous l'influence de circonstances individuelles.

Grourr CORONATAE.

Pour ce groupe, je n'ai pas encore trouvé d'Uniserratae et de Biserralae répondant aux mêmes divisions des Eutomentosae, de mème que je n’ai pas observé de Nudae ou de Glabriusculae. Peut-être découvrira-t-on un jour des représentants de ces subdivisions.

Biscrratac-compositae.

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