HISPIDAE
* FRUCTIBUS LAEVIBUS.
t Sepalis eglandulosis.
A en juger d'après ce que je possède en herbier, ce sont les variations de cette division qui sont les plus répandues dans l'aire de dispersion de l'espèce.
Dans ces variations, la forme et les dimensions des folioles varient considérablement, ainsi que la forme de leurs dents; les pétioles sont plus ou moins glanduleux, inermes ou aciculés ; les stipules inférieures sont ordinairement un peu glanduleuses en dessous ; enfin les réceptacles sont ordinairement allongés, très-rarement arrondis.
Les tiges sont ordinairement tout à fait inermes, ainsi que leurs ramifications ; rarement elles sont aiguillonnées. Dans ce dernier cas, les aiguillons, qui sont très-délicats ou relativement assez robustes, peuvent ètre bornés à la partie Imférieure de la tige ou s'élever assez haut en devenant moins nombreux ; ils peuvent s'étendre aux rameaux et mème aux ramuscules florifères. D'après ce que j'ai observé, l'apparition d'aiguillons tient à des causes individuelles et ne correspond aucunement à la présence d'autres caractères ; on la constate chez des formes appartenant à toutes les divisions que j'ai établies ici. Il en résulte que les À. intercalaris Déségl. et R. adjecta Déségl., au point de vue des aiguillons, ne représentent réellement que des états individuels.
Le R. monspeliaca de La Grave, cité par M. Déséglise, se confond parmi les nombreuses formes de la présente division et n’est pas plus distinct que bien d’autres formes passées sous silence. Quant au caractère de styles velus employé pour distinguer le R. monspeliaca du R. alpina qui serait à styles hérissés, on ne peut en tenir compte, attendu que la villosité des styles parait être aussi variable que les autres caractères dont on s’est servi pour étayer les prétendues espèces démembrées du R. alpina.
Le R. pendulina de La Grave, également cité par M. Déséglise, fait aussi partie de cette division. Les échantillons que m’a envoyés M. Ozanon présentent des réceptacles florifères ovoïdes-allongés ou ovoïdes-arrondis et la côte est tout à fait privée de villosité.
tt Sepalis glandulosis.
Dans la division précédente, les sépales sont complétement dépourvus de glandes; mais dans celle-ci les sépales, du moins les extérieurs, sont ciliés-glanduleux et à dos chargés de glandes plus ou moins nombreuses. Parfois il n'existe de glandes qu'à la partie tout à fait supérieure de la portion élargie des sépales.
Les observations que j'ai faites sur la variabilité des divers organes sont applicables aux formes de cette division, qui sont également inermes ou plus ou moins aiguillonnées.
Le N° 59 que je possède de l'Herbarium Rosarum de M. Déséglise représentant le R. intercalaris, se compose de trois échantillons. Deux de ceux-ci ont les sépales glanduleux et le troisième a les sépales églanduleux. Ce dernier doit donc se ranger dans la division précédente.
( 151 ) 791 ** FRuCTIBUS GLANDULOSIS.
D'après ce que je possède en herbier, les formes de cette division paraissent plus rares que celles de la division précédente. Elles sont inermes ou aiguillonnées.
Les réceptacles florifères sont densément hispidesglanduleux ou seulement chargés de rares soies glanduleuses. Parfois, sur le même spécimen, il existe des réceptacles lisses en compagnie de réceptacles glanduleux. Ce fait est analogue à celui de la présence simultanée sur le même échantillon, dans les divisions précédentes, de pédicelles lisses et de pédicelles glanduleux.
Sur certains échantillons, les stipules des feuilles moyennes sont glanduleuses en dessous.