VU
Comme ce mémoire ne constitue qu'un travail préparatoire et que des modifications seront probablement apportées relativement à la valeur de certaines espèces nouvelles proposées, j'attendrai, pour juger celles-ci, que l'auteur nous ait fait connaitre son opinion définitive à leur égard. Du reste, pour bien discuter, dès maintenant, la valeur de ces nouvelles espèces, j'aurais dû prendre connaissance des nombreuses observations que fait leur créateur, chose que je n'ai pu encore faire jusqu'ici à cause des difficultés de la traduction.
Quoique je n'aie pu prendre qu'une connaissance trèsimparfaite de ce prodrome, j'estime qu'il constitue un travail beaucoup plus savant, beaucoup plus complet sur les Roses scandinaves que ceux qui l'ont précédé. Depuis les belles études de M. Fries, dont les dernières s'arrêtent à la date de 1846, les formes du genre Rosa ont fait l'objet de très-nombreuses recherches en France, en Angleterre, en Belgique, en Suisse et en Allemagne, recherches qui ont enrichi ce groupe d'un grand nombre de formes nouvelles. Stimulé par l'exemple des botanistes
étrangers, M. Scheutz a repris la tâche de ses prédécesseurs et 1] a soumis à un nouvel examen les Roses scandinaves. Déjà ses premières recherches ont été fructueuses, puisqu'il nous a fait connaitre plusieurs formes remarquables inédites ou nouvelles pour la flore de son pays. Je fais des vœux pour qu'il continue ses observations et pour qu'il nous donne prochainement une monographie élaborée avec cette science et cette sage méthode qui distinguent les travaux des botanistes du Nord.