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LÀ 580 (19) C. RÉCEPTACLE FRUCTIFÈRE TURBINÉ

Tige presque inerme; pétioles hispidules ; feuilles à 3-à folioles; folioles ovales-oblongues, serretées, acuminées,

glabres ; fleurs solitaires ou réunies par trois, très-blanches, peu odorantes ; calice presque glabre . A. nivea Raf.

D. RÉCEPTACLE FRUCTIFÈRE OBLONG, HISPIDE.

Tige presque inerme, velue; pétioles velus; feuilles à 5-7 folioles ovales ou obovales, à nervures velues en dessous; fleurs solitaires ; calice velu . . . . . R. dasistema Raf.

D’après ce tableau analytique, il semble que Rafinesque ait eu sous les yeux d'assez nombreux types spécifiques bien distincts et facilement reconnaissables ; mais, si je m'en rapporte à l'examen que j'ai fait des herbiers, j'ai tout lieu de penser que cet auteur, attachant trop d’importance à certains caractères, a cru voir des types distincts dans les variétés des quelques espèces propres aux régions orientales de l'Amérique du Nord. C'est ainsi qu’il attribue un peu trop d'importance à la forme des sépales et surtout à celle du fruit qui est sujette à varier beaucoup dans quelques-uns des types américains.

J'ai cherché vainement, dans la plupart des grands berbiers, des types authentiques de Rafinesque, et ce n’est que tout récemment, dans l'herbier Delessert, que j'ai découvert quelques échantillons de Roses provenant de ce botaniste. Malheureusement ceux-ci ne sont pas dénommés. [ls représentent : 1° trois variations du À. carolina, provenant de l’Arkansas et des iles de l'Océan atlantique ; 2° deux variétés du À. parviflora provenant de l’Arkansas et des Monts Apalaches ; et 5° le R. serrulata Raf., provenant de l’Arkansas, et qui est peut-être une variété du À. parviflora à folioles à dents composées-glanduleuses.

Lindley, dans son Rosarum Monographia (1820), décrit les espèces suivantes :

Rosa nilida Willd.,

Rapa Bose, lucida Ehrh., laxa Lindl., parviflora Ehrbh., Woodsii Lindl.,

carolina L.,

Rosa blanda Ait.,

fraxinifolia Borkh., stricla Mübl.,

montezumae H. B. etK., rubifolia R. Br., laevigata Mx,

seligera Mx.

Le R. Rapa est une forme obseure; le R. laxa (R. Lindleyi Spr.), créé sur une plante cultivée, ne parait être, d’après un échantillon authendique que J'ai examiné dans l'herbier du British Museum, qu'une forme du R. parviflora; le R. stricla n'appartient pas à l'Amérique; Île R. laevigata est, comme je l'ai déjà mentionné, d'origine asiatique; enfin les noms de R. rubifolia et R. setigera doivent se rapporter à la même espèce.

Trattinnick, dans son Rosacearum Monographia (1825), attribue à l'Amérique les espèces énumérées ci-après :

Rosa lutescens Pursh,

stricta Lindl., hudsoniana Thory, Solandri Tratt., blanda Jaeq., lucida Ebhrh., seligera Mx, virginiana Du Roi, carolina L., parviflora Ehrh., Lyonii Pursb,

Rosa americana W aitz,

gemella Willd., Woodsii Lindi., Redouteana Thory, nilida Wilid., rubrispina Bosc, laevigata Mx, evralina Bose, rubifolia Pursh, fenestrata Donn,

montezumae H. B. et K.

Cette liste comprend plusieurs noms qui ne représentent que de simples synonymes : À. virginiana, R. americana, R. rubrispina, R. rubifolia et R. fenestrata.

Sprengel, dans le (1825), énumère les

Rosa nitida Willd., — Rapa Bosc, — lucida Ehrh., — Lindlcyi Spr., — parviflora Ehrh., — Woodsii Lindl.,

(21) tome IT de son Systema Vegetabilium espèces américaines suivantes :

Rosa gemella Willd.,

— carolina L.,

— Lyonii Pursh,

— blanda Aït.,

— fraxinifolia Borkb., — stricla Mühl,

Seringe, dans le tome IE du Prodromus (1825), signale les types américains énumérés ci-dessous :

Rosa rubifolia R. Br, — seligera Mx,

— laevigata Mx,

— lucida Ehrh.,

— Rapa Bose,

— nitida Willd.,

Rosa Lindleyi Spr.,

— parviflora Ehrh., — WWoodsii Lindl.,

— carolina L.,

— Lyoni Pursh,

— fraxinifolia Borkh.

W.-J. Hooker, dans son Flora Boreali-Americana (1855), énumère, pour la partie boréale de l'Amérique,

les types suivants :

Rosa nitida Willd., — lucida Ehrh., — Woodsi Lindl., — carolina L.,

— blandu Aït.,

Torreytet M'A:

Rosa fraxinifolia Borkh., — cinnamomea L.,

— majalis Retz.,

— stricta Mühl.,

— laevigata Mx ?

Gray, dans leur Flora of North

America (1840), décrivent onze espèces indigènes, qui

sont :

Rosa setigera Mx, — carolinaL., — lucida Ehrh., — niida Willd., — cinnamomea L.,

— blanda Ait.,

Rosa fraxinifolia Borkh., — Woousii Lindl.,

— foliolosa Nutt.,

— gymnocarpa Nutt., — stricta Lindl.

M. A. Gray, dans son Manual of the Botany of the Northern United States (1866), n'admet que quatre types indigènes. Ce sont les suivants :

Rosa setigera Mx, Rosa lucida Ehrh. (incl. R. nitida Willd.), — carolina L., — blanda Ait.

M. Karl Koch, dans sa Dendrologie (1869), ne nous apprend rien de bien neuf sur les Roses de l'Amérique ; il se borne à décrire les espèces déjà connues et cultivées en Europe.

Von Schlechtendal et Chamisso, dans le Linnaea, tome IL (1827), décrivent un nouveau type spécifique sous le nom de Rosa californica.

Presl, dans son Epimeliae (1851), décrit une nouvelle espèce américaine sous le nom de Rosa nutkana.

M. À. Gray, dans les Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences (1872), ajoute une nouvelle forme à la liste des Roses de l'Amérique, sous le nom de Rosa pisocarpa.

M. Th.-C. Porter, dans son Synopsis of the Flora of Colorado (1874), décrit un Rosa arkansana.

Enfin, moi-même, dans le tome XXII du Bulletin de la Société botanique de France (1875), j'ai donné la description d’un nouveau type sous le nom de Rosa Durandii.

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